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À Hong Kong, la cheffe de l'exécutif retire le texte controversé sur les extraditions

La cheffe de l'exécutif  de Hong Kong, Carrie Lam, le 3 septembre 2019, lors d'une conférence de presse.
La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, le 3 septembre 2019, lors d'une conférence de presse. Philip Fong, AFP

La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a annoncé, mercredi, le retrait du projet de loi d'extradition de suspects vers la Chine. Une annonce pour tenter de sortir de la crise qui secoue le territoire depuis juin.

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Se dirige-t-on vers une sortie de crise à Hong Kong ? La cheffe de l'exécutif de cette région semi-autonome, Carrie Lam, a fait une concession majeure aux manifestants pro-démocratie. Elle a annoncé, mercredi 4 septembre, le retrait du projet de loi d'extradition de suspects vers la Chine.

"Le gouvernement retirera officiellement le projet de loi afin d'apaiser complètement les inquiétudes de la population", a déclaré Carrie Lam dans une vidéo diffusée par ses services. Elle précise que le projet de loi sera formellement abandonné en octobre, quand le Conseil législatif (LegCo), le Parlement hongkongais, se réunira à nouveau.

Adoptant un ton beaucoup plus conciliant que lors de ses précédentes prises de parole, Carrie Lam a exhorté les manifestants à renoncer à la violence et à participer à un "dialogue" avec le gouvernement. "Remplaçons les conflits par les conversations et recherchons des solutions", a-t-elle indiqué. "Nous devons trouver les moyens de répondre au mécontentement dans la société et rechercher des solutions."

Les explications de notre correspondant

"Cette annonce intervient trop tard"

Son retrait pur et simple était l’une des principales revendications des manifestants pro-démocratie, qui ont intensifié leur mouvement de contestation débuté en juin. "C’est bien cette loi qui cristallisait toutes les tensions. C’est elle qui avait mis le feu aux poudres et qui avait jeté des centaines de manifestants dans les rues », explique le correspondant de France 24 Antoine Védeilhé. "Les personnes suspectées de crime à Hong Kong auraient pu être extradées vers la Chine continentale."

Le texte sur l'extradition de suspects vers la Chine avait été suspendu en juin, mais les manifestants ont élargi leurs revendications pour dénoncer le recul des libertés dans l'ancien territoire britannique. Pour notre correspondant, ce retrait ne suffira donc pas à apaiser la colère. "Cette annonce intervient trop tard et cela est trop peu pour les manifestants. Aujourd’hui, ils ont cinq revendications. Il en reste quatre autres. Ils promettent de manifester tant que le gouvernement n’aura pas accédé à toutes les demandes de la population. Il y a notamment la demande d’une création d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les violences policières et surtout l’instauration du suffrage universel direct à Hong Kong", souligne Antoine Védeilhé.

"Trop peu, trop tard", a ainsi estimé Joshua Wong, une des figures de proue du mouvement des parapluies de 2014, précurseur de la contestation actuelle, sur sa page Facebook.

L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a clôturé en hausse de 3,9 % après l'annonce du retrait du projet de loi d'extradition.

Avec AFP et Reuters

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