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L'ouragan Dorian s'approche des États-Unis après avoir dévasté les Bahamas

Plus de 61 000 personnes auraient besoin d'aide alimentaire aux Bahamas, a estimé mardi l'ONU.
Plus de 61 000 personnes auraient besoin d'aide alimentaire aux Bahamas, a estimé mardi l'ONU. John Marc Nutt, Reuters

Au moins sept personnes sont mortes aux Bahamas, après le passage de l'ouragan Dorian, selon un nouveau bilan publié mardi soir par le Premier ministre de l'archipel. Rétrogradé en catégorie 2, il se dirige lentement vers la Floride.

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Des palmiers déplumés, des maisons éventrées et des carcasses de voitures semblant flotter à perte de vue, dans une mer de ruines : les Bahamas ont été dévastées par le passage de l’ouragan Dorian, avec un bilan encore provisoire d’au moins sept morts. Dans la nuit de mardi 3 à mercredi 4 septembre, Dorian, rétrogradé en catégorie 2, se dirigeait très lentement vers les États-Unis.

Aux Bahamas, en plus des cinq victimes initiales, deux personnes transportées à l'hôpital ont succombé à leurs blessures, a annoncé le Premier ministre Hubert Minnis lors d'une conférence de presse. "Nous pouvons nous attendre à plus de morts, ce sont des informations préliminaires", a-t-il précisé.

Les îles Abacos et Grand Bahama étaient encore largement coupées du monde mardi. "La zone autour de notre aéroport ressemble à un lac", a expliqué le Premier ministre.

Un pêcheur des Bahamas, Howard Armstrong, a décrit une scène d'horreur, avec de l'eau arrivant par le toit. "On s'en sortait jusqu'à ce que l'eau ne cesse d'arriver et que tous les appareils ménagers se mettent à tourner autour de la maison comme dans une machine à laver", a-t-il raconté à la chaîne CNN. "Ma pauvre femme a fait de l'hypothermie et était debout sur les armoires de la cuisine jusqu'à ce qu'elles se désintègrent. J'étais avec elle et elle s'est tout simplement noyée."

Au moins 61 000 personnes auraient besoin d'aide alimentaire aux Bahamas, a estimé mardi l’ONU. La Croix-Rouge avait indiqué la veille que quelque 13 000 maisons pourraient avoir été endommagées ou détruites dans les îles Abacos et Grand Bahama.

Évacuations aux États-Unis

Classé dans la catégorie maximale 5 au moment de frapper les Bahamas, Dorian a faibli depuis. Il a été rétrogradé en catégorie 2, avec des vents pouvant atteindre 175 km/h, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) américain, à 1 h GMT (3 h en France) mercredi. L'ouragan se trouvait alors à 175 km à l'est de Melbourne en Floride. Il remontait vers le nord-ouest, parallèlement à la côte de cet État du sud-est des États-Unis, à la vitesse de 9 km/h. Plusieurs millions de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer les régions menacées.

Les deux États de Caroline présentent le plus haut risque d'inondations, a précisé le NHC, avec de 13 à 25 centimètres de pluie et des vagues de 1,2 à plus de 2 mètres de haut attendues par endroits. L'œil de Dorian doit passer "près ou au-dessus" de leurs côtes entre jeudi et vendredi matin.

Donald Trump a annoncé mardi soir avoir décrété l'état d'urgence en Caroline du Nord, pour débloquer des fonds de manière préventive, "en espérant ne pas en avoir besoin". "Les États-Unis ont peut-être eu un peu de chance avec l'ouragan Dorian, mais ne baissez pas votre garde", a prévenu le président américain sur Twitter.

Solidarité

En attendant Dorian, les habitants de Floride, habitués des ouragans, se montraient solidaires avec les Bahamas voisines. Les appels aux dons se sont multipliés et plusieurs églises organisaient des collectes dans le quartier de Coconut Grove, berceau de la communauté bahaméenne à Miami.

L'armée américaine a été autorisée à fournir un soutien logistique, sanitaire et technique aux Bahamas pendant quatorze jours, a déclaré mardi le général Terrence O'Shaughnessy de l'US Northern Command.

Dorian, qui a fait un mort lors de son passage à Porto Rico avant de frapper les Bahamas dimanche, est un ouragan aussi puissant que Gilbert (1988), Wilma (2005) et l'ouragan du Labor Day de 1935.

Avec AFP et Reuters

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