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Nucléaire iranien : Israël réclame plus de "pression" sur Téhéran

Benjamin Netanyahu préside une réunion de cabinet à Jérusalem, le 6 mai 2018.
Benjamin Netanyahu préside une réunion de cabinet à Jérusalem, le 6 mai 2018. Jim Hollander, Pool, AFP

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a demandé jeudi aux grandes puissances de ne pas négocier avec l'Iran, au lendemain de l'annonce par Téhéran d'une nouvelle réduction de ses engagements nucléaires.

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Israël veut que la "pression" s'accentue sur l'Iran au sujet de son programme nucléaire. "Ce matin, nous avons été informés d'une autre violation (...) par l'Iran, cette fois dans son effort pour atteindre les armes nucléaires", a déclaré jeudi 5 septembre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au lendemain de l'annonce par Téhéran d'une nouvelle réduction de ses engagements nucléaires.

"Ce n'est pas le moment de tenir des pourparlers avec l'Iran, c'est le moment d'accroître la pression" sur la République islamique, a aussi ajouté Benjamin Netanyahu.

L'Iran a annoncé mercredi une nouvelle réduction de ses engagements nucléaires en faisant sauter toute limite à la recherche et au développement dans ce domaine, après avoir conclu à l'échec temporaire d'une médiation française pour amorcer un dialogue entre Téhéran et Washington.

Fin de l'ultimatum

Depuis mai, l'Iran est revenu sur certaines restrictions à son programme nucléaire qu'il avait consenties dans le cadre de l'accord de Vienne conclu en 2015.

Il a ainsi augmenté ses stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite fixée par l'accord, et enrichi ce minerai à un niveau prohibé par ce texte, soit plus de 3,67 %. En matière de recherche et développement, l'accord impose des restrictions importantes dans le domaine des centrifugeuses, élément clé du cycle d'enrichissement de l'uranium.

Le 7 juillet, l'Iran avait donné 60 jours, jusqu'à ce jeudi, aux autres États parties à l'accord – Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie – pour l'aider à contourner les sanctions américaines qui paralysent l'économie iranienne, sous peine de le voir s'affranchir d'autres obligations.

L'Iran est le principal ennemi d'Israël et Benjamin Netanyahu a fortement fait campagne contre l'accord de 2015, puis a exhorté le président Donald Trump à s'en retirer. Ce dernier a sorti son pays de l'accord en 2018 et a imposé par la suite des sanctions de plus en plus dures à l'Iran.

Les tensions entre l'Iran et Israël se sont intensifiées ces dernières semaines. Israël a notamment accusé la semaine dernière Téhéran de chercher à fabriquer, via son allié, le mouvement chiite libanais Hezbollah, des missiles de précision qui pourraient causer "d'énormes pertes humaines" sur son territoire.

Avec AFP

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