Accéder au contenu principal

Moins de 1 500 décès liés aux fortes canicules de cet été en France

Le 25 juillet 2019, à Paris, le mercure a dépassé les 42 degrés.
Le 25 juillet 2019, à Paris, le mercure a dépassé les 42 degrés. Bertrand Guay, AFP

Les deux épisodes de canicule enregistrés cet été, au cours desquels le mercure est monté bien au-delà des 40 degrés en France, ont fait 1 435 morts, a annoncé dimanche le ministère de la Santé. C’est dix fois moins qu’en 2003.

Publicité

Malgré les pics de chaleur enregistrés, les décès liés aux canicules estivales sont moins nombreux que lors des précédents épisodes. Les canicules de juin et juillet ont entraîné moins de 1 500 décès supplémentaires en France, selon un bilan du ministère de la Santé, un niveau dix fois inférieur au record enregistré lors de la canicule de 2003, et ce malgré des températures encore plus élevées cette année.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé la nouvelle dimanche : "Nous avons 1 500 décès enregistrés en plus de la moyenne de ces mois-là [juin et juillet], donc c'est dix fois moins de décès que la canicule de 2003", a-t-elle déclaré dans l'émission "Questions politiques" (France Inter/franceinfo/Le Monde).

Un décompte précisé par la suite dans un communiqué publié par le ministère de la Santé, faisant état selon les calculs de Santé Publique France de "1 435 décès en excès, 567 lors de la première vague de chaleur et 868 lors de la deuxième, soit une surmortalité relative de 9,1 %" par rapport à la normale.

Un niveau qui peut surprendre, alors même que la France a connu des températures jamais enregistrées auparavant, durant les deux épisodes de cet été, fin juin/début juillet puis fin juillet. Lors du second épisode, le seuil des 40 degrés a été dépassé allègrement dans de nombreuses villes, à l'image de Paris où le mercure a grimpé à 42,6 °C.

Les adultes également touchés

"La canicule de 2003, c'était 20 jours, là nous avons eu 18 jours de canicule en deux épisodes mais très intenses, avec une couverture du territoire très importante lors de la deuxième canicule" et avec "des températures excessivement élevées", a rappelé Agnès Buzyn.

Malgré ces conditions difficiles, "nous avons réussi, grâce à la prévention et à ces messages que la population a bien intégrés, à diminuer d'un facteur 10 la mortalité de 2003", a estimé la ministre, en saluant la mobilisation des professionnels de santé et de soin, des collectivités, associations, personnels des Ehpad.

"Sur ces 1 500 décès en plus, la moitié à peu près sont des personnes de plus de 75 ans, mais il y a aussi des personnes adultes, même des plus jeunes, qui ont été impactées", a par ailleurs révélé Agnès Buzyn, évoquant "une dizaine de décès dans le monde du travail". D'après le ministère de la Santé, il s'agissait de dix hommes, dont la majorité travaillaient en extérieur.

En 2018, la canicule de fin juillet/début août avait provoqué environ 1 500 morts de plus qu'un été normal.

La canicule la plus meurtrière en France reste celle de 2003. Elle avait fait 15 000 morts entre le 4 et le 18 août 2003, particulièrement dans la région Centre et en Île-de-France. Dans l'ensemble de l'été, le nombre des morts causés par la chaleur avait atteint 19 490 en France, selon une étude bilan publiée en 2007 par l'Inserm.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.