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Echange avec l'Ukraine: le journaliste Vychynsky se dit victime d'une affaire "politiquement motivée"

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Moscou (AFP)

Le journaliste russo-ukrainien Kyrylo Vychynsky, accusé de haute trahison en Ukraine et arrivé samedi dans la capitale russe dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Moscou et Kiev, s'est dit lundi victime d'une affaire "politiquement motivée".

Cet ex-responsable en Ukraine de l'agence de presse russe Ria Novosti, 52 ans, a été arrêté en mai 2018 à Kiev et inculpé pour "haute trahison" par la justice, crime passible de 15 ans de prison.

Son arrestation a été maintes fois dénoncée par Moscou et notamment par le président russe Vladimir Poutine.

M. Vychynsky a été remis en liberté conditionnelle fin août à la surprise générale. Il est arrivé à Moscou samedi dans le cadre un échange sans précédent de 70 prisonniers, parmi lesquels notamment le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, condamné en Russie à 20 ans de camp pour préparation "d'attaques terroristes".

"Mon affaire, c'est une histoire politiquement motivée, et ma libération est le fruit des efforts politiques", a déclaré M. Vychynsky, lors d'une conférence de presse à Moscou.

"Quand j'ai vu les accusations formulées à mon égard par les services spéciaux ukrainiens, j'ai compris que personne n'allait me juger dans le cadre d'un procès (...). Ils avaient besoin de moi pour m'échanger et pour faire pression" sur Moscou, a-t-il affirmé.

Le journaliste a remercié "les autorités politiques russes et Vladimir Vladimirovitch (Poutine) personnellement" pour sa libération.

Il a également assuré ne pas avoir de "haine" envers ses persécuteurs ukrainiens. "Je n'éprouve pas de haine ni envers ceux qui ont exécuté des ordres (...), ni envers ceux qui ont donné ces ordres", a souligné M. Vychynsky, en accusant l'ancien président ukrainien Petro Porochenko d'ordonner son arrestation pour faire monter sa cote de popularité dans le pays.

"J'espère que les autorités actuelles ukrainiennes pourront avoir du courage de reconnaître les erreurs de leurs prédécesseurs et de les corriger", a-t-il ajouté.

Il s'agit du premier échange de prisonniers de cette envergure entre l'Ukraine et la Russie depuis le début en 2014 du conflit dans l'est de l'Ukraine, précédé par l'annexion de la Crimée.

Kiev et l'Occident accusent Moscou de soutenir militairement les séparatistes dans cette une guerre qui a fait près de 13.000 morts. Le Kremlin dément toute implication.

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