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Au terme d'un match époustouflant, Rafael Nadal s'offre son quatrième US Open

Rafael Nadal, héros victorieux de l'US Open le 8 septembre 2019, à New York.
Rafael Nadal, héros victorieux de l'US Open le 8 septembre 2019, à New York. Al Bello, AFP

Quel match ! Rafael Nadal a eu besoin de cinq heures pour venir à bout de Daniil Medvedev (7-5, 6-3, 5-7, 4-6, 6-4) et décrocher son quatrième US Open. L'Espagnol remporte son 19e titre du Grand Chelem, à une longueur du record de Roger Federer.

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Les spectateurs de Flushing Meadows se souviendront longtemps du bras de fer entre Rafael Nadal et le très inspiré Daniil Medvedev. L'Espagnol a eu besoin de quatre heures et cinquante minutes de jeu – à 4 minutes du record du match le plus long de l'US Open – et cinq sets (7-5, 6-3, 5-7, 4-6, 6-4) pour venir à bout du Russe, cinquième joueur mondial, et ainsi remporter son quatrième US Open. Il devient ainsi l'égal de John McEnroe à Flushing Meadows, à un trophée du record de l'ère moderne (à partir de 1968) détenu par Federer, Pete Sampras et Jimmy Connors.

"Quatre titres ici, c'est très important pour moi, surtout vu la difficulté que j'ai eue à gagner ce soir, a déclaré Nadal. Ça a été un match fou alors que j'en avais le contrôle...", a commenté le Majorquain.

À la volée

Dès l'entame, après un premier jeu de 7 minutes que Rafael Nadal a remporté sur son service, le ton était donné : on ne chercherait pas le KO, mais le mat. Il ne s'agirait pas d'un bras de fer comme a pu le gagner l'Espagnol en demies face au cogneur Berrettini, mais d'une partie d'échecs, avec beaucoup de variations de rythme, de coups et d'angles, pour désarçonner l'adversaire.

Les deux joueurs ont même effectué des services-volées, pourtant peu naturels dans leur jeu. Ils ont cherché régulièrement à s'attirer mutuellement au filet, une zone où ils sont loin du confort et où le Russe est même généralement maladroit. Il y a pourtant réussi dimanche quelques belles interventions et même marqué 50 points sur les 74 fois où il s'y est retrouvé.

À deux sets à zéro, l'affaire semblait cependant entendue, surtout que l'Espagnol avait breaké pour mener 3-2. Mais le Russe, avec cette fois un soutien bruyamment appuyé du public, a élevé son niveau de jeu et a poussé Nadal à une quatrième manche... puis une cinquième.

"Au troisième set, dans ma tête j'ai commencé à me demander ce que j'allais bien pouvoir faire comme discours après une défaite rapide en trois sets... et puis j'ai joué les points un par un et c'est allé beaucoup plus loin", a raconté Medvedev, que son extraordinaire combativité a complètement réconcilié avec le public américain.

"Vous m'avez hué parce que j'ai dit et fait des choses pas bien, mais on peut changer et je vous aime !", a-t-il lancé sous une immense acclamation, en référence au comportement qu'il avait eu envers un ramasseur de balles et à son geste obscène au deuxième tour qui lui avaient mis le public à dos.

Nadal, une saison exceptionnelle

L'Espagnol connaît une saison exceptionnelle malgré des débuts tronqués par les blessures. La fin de l'été approchant, il a déjà décroché deux titres du Grand Chelem, à Roland-Garros et à l'US Open, perdu une finale à l'Open d'Australie et une demie à Wimbledon et remporté deux Masters 1000 à Rome et Montréal.

À 23 ans, Medvedev, lui, saura se consoler dans quelques jours lorsqu'il regardera à froid ce qu'il a réussi cette saison et plus spécialement cet été. Victoire à Sofia, finale à Washington, finale à Montréal, victoire à Cincinnati et de nouveau finale à Flushing Meadows : 36e mondial il y a un an, il sera officiellement 4e lors de la publication du classement ATP lundi après sa finale à New York. Et il est d'ores et déjà qualifié, aux côtés de Djokovic, Nadal et Federer, pour le Masters de Londres qui réunira les huit meilleurs joueurs de la saison.

Avec AFP

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