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Dans la presse

Brexit : le Royaume-Uni "dans l'obscurité"

France 24

À la une de la presse, ce mardi 10 septembre, les réactions des journaux britanniques à la suspension du Parlement par Boris Johnson, jusqu'au 14 octobre, le plan santé présenté lundi par Agnès Buzyn pour tenter de répondre à la colère des personnels hospitaliers en France, où La Croix dresse le bilan de la première année du "plan pauvreté".

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À la une de la presse, les réactions à la suspension, depuis lundi soir, du parlement britannique jusqu'au 14 octobre prochain.

À 51 jours de la date prévue du Brexit, Westminster et le Royaume-Uni plongent "dans l'obscurité", annonce The Independent, en évoquant une suspension "historique" du Parlement – dont nul ne sait sur quoi elle va déboucher, les députés ayant refusé, lundi, pour la deuxième fois, la proposition du Premier ministre d'organiser des élections anticipées. Boris Johnson continuait à marteler qu'il ne demanderait "pas un nouveau report" du Brexit, malgré l'entrée en vigueur d'une loi en ce sens. "La démocratie suspendue", titre The Scotsman. D'après le quotidien écossais, l'opposition à Boris Johnson tente désormais de s'unir pour l'obliger à organiser des élections après la date prévue du Brexit.

Selon The I, le 31 octobre prochain est aussi, désormais, la date à laquelle partira probablement le très charismatique président de la Chambre des communes, connu pour ses appels au calme : "Order !", "de l'ordre", en version originale. John Bercow a annoncé, lundi également, son départ pour la fin du mois d'octobre, ou avant le début de la campagne pour les législatives, si elles ont finalement lieu. Motif officiel de ce départ : des "raisons familiales", selon le Speaker de la Chambre des communes, qui a aussi clairement mis en garde les députés contre le fait l'on "dégradait" leur Parlement à leur "propre péril".

À 51 jours du Brexit, l'heure est à la gravité, et plus personne ne semble avoir envie de rire. Le Brexit serait-il en train de faire perdre aux Britanniques leur légendaire sens de l'humour ? Même les dessinateurs de presse semblent gagnés par l'amertume, comme en témoigne ce dessin de Morland pour The Times, où John Bercow fait le saut de l'ange depuis son fauteuil, sous les yeux des parlementaires – dont plusieurs lui tendent carrément le majeur. "Il a sauté avant d'être poussé vers la sortie", indique la légende. Bercow va partir, quant à Boris Johnson… Nul ne comprend très bien où il va. Dans le dessin de Seamus Jennings pour The Guardian, le Premier ministre chevauche un poisson-pilote tombant en morceaux. Il assure être "en position de négocier", mais refuse de rendre publics des documents confidentiels sur l'impact d'un Brexit sans accord. Avant de se séparer, les députés ont aussi voté pour l'obliger à les publier.

En France, la ministre de la Santé a détaillé une série de mesures sur trois ans pour tenter de mettre un terme à la grogne dans les hôpitaux. Après six mois de crise, Agnès Buzyn a annoncé le déblocage de 750 millions d'euros – un gros chèque, dont Libération se demande s'il sera suffisant pour calmer la colère des personnels hospitaliers : ces 750 millions d'euros suffiront-ils pour répondre aux besoins d'une "société vieillissante et inégalitaire" où "la demande de soins ne cesse de croître", "dans un pays qui tient comme à la prunelle de ses yeux à son système de santé, l'un des plus performants au monde" ? Alors quel accueil pour "le pacte de refondation" annoncé ? C'est plus que mitigé. "Buzyn laisse les attentes en plan", d'après La Marseillaise, qui note que son projet "ne prévoit ni les lits, ni les effectifs supplémentaires réclamés par les grévistes". "Le remède passe mal" : selon 20 Minutes, ces annonces provoquent "la déception et la colère chez les médecins et le personnel paramédical". Des "mesures placebo" : à en croire L'Humanité, Agnès Buzyn déploie en réalité "toute la panoplie du 'il faut qu'on, il n'y a qu'à'", et L'Huma "a bien l'impression que pour l'essentiel, la ministre au nom du gouvernement, a proposé du vent".

Le gouvernement, auquel Emmanuel Macron a demandé, il y a un an, de mettre en œuvre un plan pour "éradiquer la pauvreté extrême", doté de 8,5 milliards d'euros. La Croix en dresse un premier bilan ainsi que la liste des mesures déjà mises en place, comme la distribution de petits-déjeuners gratuits pour 100 000 enfants en zone d'éducation prioritaire, ainsi que celles qui sont encore en train d'être discutées, comme le service public de l'insertion ou le revenu universel d'activité. Dans l'ensemble, ces mesures sont là encore jugées insuffisantes par les associations, qui estiment que la stratégie du gouvernement "ne permet pas de contrebalancer d'autres mesures" qu'elles jugent préjudiciables aux plus pauvres. "Il y a un décalage très fort entre l'ambition affichée par la stratégie pauvreté et le résultat des autres décisions du gouvernement", réagit notamment le porte-parole des associations de lutte contre l'exclusion, dans les colonnes du journal, qui rappelle l'effet massif des prestations sociales sur la pauvreté, puisque grâce à ces prestations, le taux de pauvreté en France est de 14 %, alors qu'il atteindrait 22 % de la population en leur absence. Autrement dit, les aides sociales coûtent peut-être un "pognon de dingue", comme l'a dit Emmanuel Macron, mais ça marche.

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