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Affaire Epstein : trois victimes présumées entendues en France

Jeffrey Epstein a loué un appartement dans cet immeuble du 16e arrondissement de Paris.
Jeffrey Epstein a loué un appartement dans cet immeuble du 16e arrondissement de Paris. Jacques Demarthon, AFP

Un appel à témoins a été lancé mercredi dans le cadre des investigations françaises sur le scandale Epstein d'abus sexuels sur mineurs, au moment où trois femmes ont été récemment entendues par les enquêteurs.

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Le parquet de Paris a annoncé, mercredi 11 septembre, que trois victimes présumées du milliardaire américain Jeffrey Epstein ont été entendues par la police judiciaire française dans le cadre de l'enquête ouverte contre X pour viols sur mineures, notamment. Elles ont été auditionnées les 27 août, 3 et 9 septembre.

Un appel à témoins a aussi été lancé dans le cadre des investigations françaises sur le scandale Epstein. Cet appel, diffusé sur twitter par l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), concerne "toute victime ou témoin" qui souhaiterait "contacter le service d'enquête" afin d'être entendu.

Une enquête pour viols et agressions sexuelles

Alerté sur de potentielles victimes françaises, le parquet a ouvert en août une enquête pour "viols" et "agressions sexuelles", notamment sur mineures, dans le cadre de l'enquête sur le financier américain Jeffrey Epstein, poursuivi aux États-Unis avant son suicide en prison en juillet.

Les enquêteurs s'intéressent notamment au rôle joué par l'agent de mannequins français Jean-Luc Brunel, ancien proche de Jeffrey Epstein, accusé de viols par plusieurs anciens top models.

Dans un courrier adressé au procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, l'une d'elles, entendue lundi par les enquêteurs, affirme avoir été droguée et violée par Jean-Luc Brunel dans un appartement parisien au début des années 1990 alors qu'elle était tout juste majeure.

Selon le récit de cette Néerlandaise de 46 ans, plusieurs mannequins vivaient dans ce logement situé avenue Hoche, près des Champs-Élysées, et des réceptions y étaient organisées "quotidiennement" avec "de riches hommes d'affaires qui étaient accompagnés de très jeunes filles".

Le nom de Jean-Luc Brunel, fondateur des agences de mannequins Karin Models et MC2 Model Management, apparaissait déjà dans la procédure américaine. Une des principales plaignantes, Virginia Giuffre, a affirmé avoir été forcée à avoir des rapports sexuels avec Jean-Luc Brunel.

Dans une première procédure aux États-Unis close en 2007, deux femmes l'avaient déjà accusé de jouer le rôle de rabatteur pour Jeffrey Epstein, amenant aux États-Unis des "jeunes filles" venues de milieux modestes en leur faisant miroiter des jobs dans le mannequinat.

L'association Innocence en danger – qui, dès le mois d'août ,avait appelé le parquet de Paris à ouvrir une enquête, et avait indiqué avoir reçu dix témoignages concernant des actes liés à l'affaire Eptein commis sur le sol français – s'est dite mercredi "ravie" de l'appel à témoins lancé par la justice.

Avec AFP et Reuters

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