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Xénophobie en Afrique du Sud : arrivée à Lagos des premiers rapatriés nigérians

Le personnel de l'avion transportant les premiers rapatriés nigérians dénonce les actes xenophobes en Afrique du Sud, le 11 septembre 2019.
Le personnel de l'avion transportant les premiers rapatriés nigérians dénonce les actes xenophobes en Afrique du Sud, le 11 septembre 2019. Pius Utomi Ekpei, AFP

Une première vague de 200 ressortissants nigérians a quitté l'Afrique du Sud, mercredi, après une semaine de violences xénophobes dirigées contre les étrangers. Au total, 600 compatriotes doivent être rapatriés au Nigeria.

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Un avion transportant 189 Nigérians a atterri à Lagos, la capitale commerciale du Nigeria, mercredi 11 septembre. Après la série d'attaques meurtrières en Afrique du Sud contre des étrangers la semaine dernière, les autorités ont décidé cette semaine de rapatrier leurs compatriotes. Environ 600 ressortissants se sont présentés sur les quelque 100 000 qui vivent actuellement en Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent.

Lors de cette vague de violences, Au moins 12 personnes ont été tuées dans les violences et des centaines de magasins ont été détruits et plus de 420 personnes ont été arrêtées. Des entreprises et des propriétés appartenant à des Nigérians ont été visées. Aucun d'entre eux n'a été tué, mais la violence a conduit à une condamnation par toute l'Afrique, en particulier au Nigeria, alimentant les tensions diplomatiques entre les Abuja et Pretoria.

Les attaques ont également provoqué des représailles contre des entreprises sud-africaines au Nigeria et la fermeture temporaire des missions diplomatiques sud-africaines à Lagos et à Abuja.

"Ils ont brûlé tout mon magasin"

À bord de l'avion, les passagers ont chanté l'hymne national, tout en agitant des photos de magasins incendiés. "J'ai eu peur pour ma vie, ils m'auraient tué", a déclaré à l'AFP Samson Aliyu, un vendeur de vêtements qui a vécu en Afrique du Sud pendant deux ans. "Ils ont tout brûlé dans mon magasin", a-t-il ajouté.

"Nous nous attendions à 317 passagers, mais d'après les informations dont nous disposons, 189 figurent à bord", a déclaré la ministre nigériane des Affaires étrangères, Abike Dabiri-Erewa. "L'avion a eu près de cinq heures de retard", a-t-elle ajouté, accusant les autorités de Johannesburg de ne pas avoir facilité la tâche à certains passagers qui n'avaient pas leur passeport en règle. "Nous sommes frustrés de devoir les ramener à la maison, mais nous sommes heureux qu'ils soient ici", a-t-elle conclu. Le gouvernement s'est engagé à fournir une aide financière aux rapatriés.

Avec AFP

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