Accéder au contenu principal

Mondial de basket : après leur exploit face aux Américains, les Bleus veulent confirmer

Frank Ntilikina, Evan Fournier et Rudy Gobert, le 11 septembre 2019, lors du quart de finale de la Coupe du monde de basket face aux États-Unis.
Frank Ntilikina, Evan Fournier et Rudy Gobert, le 11 septembre 2019, lors du quart de finale de la Coupe du monde de basket face aux États-Unis. David Dow / NBAE / Getty Images / AFP

L’équipe de France affronte l’Argentine vendredi en demi-finale de la Coupe du monde de basket. Après avoir créé la surprise en éliminant les États-Unis en quarts, elle souhaite se hisser pour la première fois de son histoire en finale du Mondial.

Publicité

Difficile de se remettre d’une telle performance. Les Français le savent : après avoir éliminé les Américains, triple champions olympiques et double champions du monde en titre, en quarts de finale de la Coupe du monde de basket, le plus dur sera peut-être de se remettre dans le bain.

La victoire contre les États-Unis (89-79) est historique, mais il ne s’agissait "que" d’un quart de finale. Les Bleus doivent désormais affronter l’Argentine, vendredi à 14 h (heure française) à Pékin, pour une place en finale du Mondial.

"J'ai dit aux gars : 'Pas de joie, on ne montre rien, parce qu'on n'a rien fait. On a fait un gros quart contre une énorme équipe, on fait un exploit certes, mais on n'a pas de médaille autour du cou. On peut être contents mais à minuit et une minute, on passe à l'Argentine'", a d’ailleurs déclaré le capitaine de l’équipe de France, Nicolas Batum, après la victoire face aux Américains.

>> À lire : Mondial de basket : la France crée la surprise face aux États-Unis et file en demi-finale

Le joueur des Charlotte Hornets se souvient que lors du précédent Mondial, en 2014, les Bleus avaient déjà fait sensation en quarts de finale en éliminant l’Espagne, alors vice-championne olympique et qui jouait devant son public, avant de s’incliner en demi-finale face à la Serbie.

"Dans le temps, on pouvait faire des choses comme ça, puis perdre notre concentration. Cette année, c'est quelque chose qu'on ne veut pas faire", a promis le pivot Rudy Gobert, le grand homme de la victoire sur les États-Unis.

Gobert et Fournier, leaders des Bleus

Élu meilleur défenseur de la NBA lors des deux dernières saisons, Rudy Gobert, le joueur des Utah Jazz de 2,16 m, devrait à nouveau pouvoir tirer son épingle du jeu face à une équipe argentine dont le plus grand joueur, Marcos Delia, ne culmine "qu’à" 2,06 m.

Outre Rudy Gobert, les Bleus seront portés par Evan Fournier, qui réalise en Chine ses meilleures performances depuis qu’il porte le maillot tricolore. Leader offensif de l’équipe avec 21 points par match, l’arrière des Orlando Magic a impressionné les observateurs tout au long de la compétition, se montrant aussi bien à l’aise pour pénétrer vers le panier que pour tirer à longue distance.

>> À lire : Rudy Gobert, le basketteur français qui prend de l'envergure en NBA

Malgré tout, la tâche s’annonce difficile contre une équipe d’Argentine qui a, elle aussi, déjoué les pronostics en éliminant au tour précédent la Serbie (97-87), considérée avant la compétition comme le premier outsider pour le titre, derrière les États-Unis.

Sa génération dorée – Manu Ginobili, Fabricio Oberto, Andres Nocioni, Pablo Prigioni – qui lui a permis de remporter le titre olympique en 2004, une médaille d’argent au Mondial 2002 et une médaille de bronze aux JO 2008, est désormais partie à la retraite. À l’exception de Luis Scola qui continue, à 39 ans et avec dix saisons NBA dans les jambes, de faire les beaux jours de l’Albiceleste. L’intérieur, qui tourne à 17,8 points et 7,3 rebonds par match, est d’ailleurs devenu durant le tournoi le deuxième meilleur marqueur de l’histoire de la compétition, derrière le légendaire Brésilien Oscar Schmidt.

"Leur jeu, c'est d'essayer de mettre de la folie"

Autour de Scola, l’Argentine peut compter sur deux joueurs du Real Madrid : le meneur de jeu Facundo Campazzo (13,8 points, 8,0 passes décisives, 4,2 rebonds) et l’ailier Gabriel Deck (12,3 points), capables, chacun à leur manière, d’enflammer une partie.

"Leur jeu, c'est d'essayer de mettre de la folie. C'est ce qu'il faudra qu'on évite. Ils vont tenter de nous pousser dans un tempo rapide, et nous à l'inverse il faudra les pousser dans un type de match qu'on maîtrise davantage", a prévenu le coach français, Vincent Collet.

Les Bleus avaient déjà affronté l’Argentine en préparation, fin août, à Villeurbanne, avec une victoire facile à la clé (77-58). Mais personne ne s’attend à un scénario similaire vendredi.

L’autre demi-finale opposera, vendredi à 10 h (heure française), l’Espagne à l’Australie. Il s’agira de la revanche de la "petite finale" des Jeux olympiques de Rio, en 2016, dans laquelle les Espagnols avaient battu les Australiens d’un petit point.

L’Espagne est une habituée des podiums au niveau mondial. Championne du monde en 2006, vice-championne olympique en 2008 et 2012, médaillée de bronze aux JO 2016, cette équipe possède l’expérience pour aller au bout et des joueurs vedettes comme Marc Gasol, Ricky Rubio, Juan Hernangomez ou Rudy Fernandez.

À l’inverse, les "Boomers" sont toujours à la recherche d’un premier podium pour cette génération talentueuse qui compte cinq joueurs NBA : Patty Mills, Aron Baynes, Joe Ingles, Matthew Dellavedova et Andrew Bogut. Invaincus, comme les Espagnols, depuis le début de la compétition, les Australiens ont notamment fait tomber les Français (100-98) lors de la seconde phase de poule. Ils avaient également battu les États-Unis (98-94) en préparation.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.