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Justin Trudeau lance la bataille des législatives

Justin Trudeau lors d'un discours à Ottawa le 11 septembre 2019.
Justin Trudeau lors d'un discours à Ottawa le 11 septembre 2019. Dave Chan, AFP

Affaibli par un scandale qui mine son image de probité depuis des mois, le Premier ministre canadien a lancé, mercredi, la bataille des législatives. Les libéraux de Justin Trudeau sont au coude-à-coude dans les sondages avec les conservateurs.

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Les chefs de partis ont pris la route ou les airs pour commencer à sillonner le Canada. En effet, le Premier ministre Justin Trudeau a donné, mercredi 11 septembre, le coup d'envoi de 40 jours de campagne électorale pour des législatives à l'issue indécise.

Le chef libéral s'est rendu dans la matinée chez la gouverneure générale Julie Payette pour lui demander de dissoudre les Communes, la chambre basse du Parlement. Cette procédure marque le début officiel d'une campagne électorale qui, dans les faits, a commencé il y a plusieurs mois.

"Les Canadiens auront un choix important à faire", a-t-il déclaré. "Allons-nous revenir aux mesures du passé qui ont échoué ?", a-t-il demandé en référence à son prédécesseur conservateur Stephen Harper. "Ou allons-nous continuer à aller de l’avant ?", a-t-il ajouté, en écho à son slogan de campagne : "Choisir d'avancer".

Bon bilan économique

Justin Trudeau devra ferrailler avec ses trois principaux rivaux : le dirigeant conservateur Andrew Scheer, le chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche), Jagmeet Singh et la cheffe des Verts Elizabeth May. Les derniers sondages montrent que les libéraux sont au coude-à-coude avec les conservateurs.

Justin Trudeau, 47 ans, peut notamment se targuer de la bonne tenue de l'économie canadienne à l'issue de son premier mandat, avec un taux de chômage au plus bas depuis les années 1970 (5,7 %) et une croissance de 3,7 % au deuxième trimestre.

Il pourra également compter sur son aisance pendant les campagnes électorales, à l'image de celle qu'il avait remportée haut la main en 2015 alors que les sondages le plaçaient en troisième position quelques mois plus tôt. D'autant que son principal opposant, Andrew Scheer, 40 ans, moins à l'aise dans ses prises de parole en public, entame de son côté la première campagne de sa carrière.

Un scandale à gérer

"Pendant les prochaines semaines, je vais démontrer aux Canadiens que Justin Trudeau a perdu l'autorité morale pour gouverner", a une nouvelle fois asséné Andrew Scheer, après un nouveau développement dans le scandale SNC-Lavalin qui mine le gouvernement depuis février.

Justin Trudeau et son entourage ont été accusés par un rapport officiel d'avoir violé la loi sur l'éthique en faisant pression sur l'ancienne ministre de la Justice pour qu'elle intercède en faveur d'une société québécoise, SNC-Lavalin, afin de lui éviter un procès pour corruption. Le quotidien Globe and Mail affirme, mercredi, que la police fédérale enquête sur une possible entrave à la justice dans cette affaire, et qu'elle a même entendu à ce sujet l'ex-ministre de la Justice, mais que le gouvernement a refusé de lever le secret ministériel protégeant certains témoins.

"Il a menti aux Canadiens", a tonné le chef conservateur. "Alors que Justin Trudeau brise la loi et utilise son bureau pour bloquer des enquêtes policières, je vous garantis que mon gouvernement sera intègre, responsable et travaillera pour l'ensemble des Canadiens."

Politique environnementale contradictoire

Les chefs de partis ont pris la route ou les airs pour commencer à sillonner le pays. Andrew Scheer et Justin Trudeau disposent chacun d'un avion avec leur nom en grosses lettres sur la carlingue. Celui du dirigeant conservateur a été dérouté dès son premier vol, en raison d'un épais brouillard. Andrew Scheer a terminé en bus son escale au Québec, avant de reprendre l'avion vers l'Ontario, deux terres libérales. Justin Trudeau était quant à lui attendu en fin de journée en Colombie-Britannique, une des provinces où sa politique controversée sur l'environnement pourrait lui coûter des voix.

Le Premier ministre se pose en champion de la lutte contre le changement climatique. Mais ses adversaires lui reprochent de mener une politique contradictoire : son gouvernement a adopté une taxe carbone, mais a également nationalisé à fort prix un oléoduc dans l'ouest du pays.

Avec AFP

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