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Paris et quatre autres villes françaises interdisent l'usage des pesticides

Image d'illustration.
Image d'illustration. Kenzo Tribouillard, AFP

Cinq villes françaises ont signé un arrêté, jeudi, contre l'usage de pesticides sur leurs territoires, pour faire pression sur le gouvernement en pleine consultation citoyenne sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage.

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Les grandes villes françaises commencent à rejoindre les villages dans leur fronde antipesticides. Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand ont signé un arrêté, jeudi 12 septembre, interdisant l'usage de pesticides sur leur territoire. Un geste avant tout symbolique pour ces administrations qui ne comptent peu ou pas de terres agricoles sur leur territoire. Mais aussi politique : elles espérent ainsi mettre la pression sur le gouvernement en plein débat sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage.

"Nous connaissons le statut juridique de tels arrêtés, mais il s'agit pour nous d'engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens", ont écrit les cinq municipalités dans un communiqué commun. Il s'agit également d'apporter leur soutien aux maires ayant pris des arrêtés antipesticides et contre lesquels les préfets ont déposé des recours.

La loi interdit en effet depuis 2017 l'utilisation de produits chimiques par les collectivités pour entretenir les espaces verts et la voirie. Même interdiction depuis janvier pour les particuliers et jardiniers amateurs qui ne peuvent plus utiliser que des produits phytopharmaceutiques d'origine naturelle.

À Lille, les voies de la SNCF proches des habitations

Reste donc principalement les espaces verts des copropriétés et des entreprises, notamment la SNCF, grande utilisatrice de glyphosate pour désherber ses voies et leurs abords immédiats. À Lille, il n'y a pas de champs, mais (...) il y a par exemple toutes les voies appartenant à la SNCF et qui bien souvent se trouvent à proximité des habitations !", a commenté Stéphane Baly, président du groupe des élus EELV à Lille.

"Cette démarche conjointe avec un certain nombre de maires de grandes villes (...) a notamment pour but de faire plier le gouvernement", a-t-il ajouté.

Les autorités veulent proposer de fixer à 5 ou 10 mètres, selon les cultures, la distance minimale entre les habitations et les zones d'épandage de pesticides, un arbitrage dénoncé comme minimaliste par les écologistes et les associations. Un projet de décret est en consultation publique jusqu'au 1er octobre.

Avec AFP

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