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Dans la presse

La résistante française Noëlla Rouget, "rescapée de la guerre, des camps et de la haine"

France 24

Dans la presse, ce jeudi 12 septembre, les arrestations de quatre ressortissants australiens en Iran, présentées comme des "prises d’otages" par les quotidiens australiens et britanniques. Un voyage dans la Tunisie des oubliés. Et l’histoire exceptionnelle de la résistante française Noëlla Rouget.

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Dans la presse, ce matin, la révélation des identités de deux Australiens actuellement détenus en Iran, après leur arrestation, il y a dix semaines, près de Téhéran.

D’après The Guardian, leur identité a été divulguée sur les réseaux sociaux, en dépit des efforts diplomatiques pour éviter leur médiatisation. Mark Firkin et Jolie King, également détentrice de la nationalité britannique, étaient partis en 2017 pour un voyage autour du monde, qui les a finalement conduits en Iran. C’est là que le couple aurait été arrêté pour avoir piloté un drone, avant de comparaître devant la justice. The Guardian mentionne également l’arrestation, toujours en Iran, d’une autre Australienne, sans rapport semble-t-il avec celle du couple - une universitaire, elle aussi de nationalité australo-britannique, dont l’identité est inconnue, et qui aurait été placée à l’isolement à la prison d’Evin, après une condamnation à 10 ans de prison, pour des raisons non identifiées. The Australian, qui accuse l’Iran de «prise d’otages», note que ces arrestations interviennent après la décision du Premier ministre Scott Morrison de participer à la mission de protection des navires dans le détroit d’Ormuz, après la série d’attaques de cet été contre plusieurs tankers, que ses détracteurs attribuent à l’Iran. Le journal australien mentionne aussi l’arrestation, en décembre 2018, d’une autre universitaire de nationalité australienne et iranienne, cette fois. Soupçonnée d’espionnage, Meymanat Hosseini-Chavoshi aurait finalement été placée en liberté surveillée, sans possibilité de quitter l’Iran.

Outre ces quatre ressortissants, plusieurs étrangers, en majorité des binationaux, sont actuellement emprisonnés en Iran. The Times accuse Téhéran d’utiliser ces arrestations comme un moyen de pression, dans un contexte où ses relations avec les pays occidentaux se sont dégradées, après le retrait américain de l'accord nucléaire de 2015. Selon le quotidien britannique, ces arrestations auraient pour but d’obliger les Occidentaux à «maintenir à flots» ce qu’il reste de l’accord sur le nucléaire, à leur arracher des concessions.

En Tunisie, la présidentielle a lieu dans trois jours. A cette occasion, le quotidien français Libération a choisi de se rendre dans la «Tunisie de l’intérieur», cette Tunisie «qui s’est toujours sentie délaissée par le sommet de l’Etat». L’envoyé spécial du journal s’est notamment rendu dans le gouvernorat de Siliana, au sud-ouest de Tunis, une région présentée comme «le grenier à blé de la Tunisie mais aussi son trou noir», qui «ne bénéficie ni de la richesse des villes côtières, ni des plages touristiques, ni même de la glorieuse histoire révolutionnaire de Sidi Bouzid» - c’est là qu’est menée une expérience inédite, dans la ville d’Al-Aroussa, dont le conseil municipal compte à la fois des élus du Front populaire, la gauche radicale, et d’Ennahdha, le parti islamiste. Une fois n’est pas coutume, ces élus «travaillent ensemble à la mise en place d’un éclairage public, du ramassage des ordures et d’un réseau d’épuration fonctionnel» - un travail qualifié d’«exploit» par Libé, mais qui reste bien insuffisant pour bon nombre d’habitants, dont certains reconnaissent que «la mairie a fait des choses. Mais (qu’avant, de toute façon), il n’y avait rien». «Ils ont dû mettre quatre ampoules maximum, accuse l’un d’eux, les maisons n’ont pas l’eau courante». Les 26 candidats en lice ont-ils bien conscience de cette réalité ?, s’interroge Libération. Son pronostic est assez pessimiste: «Pas sûr que, pour les candidats au poste de chef de l’Etat, la route menant à Carthage, le siège de la présidence, passe par les chemins d’Al-Aroussa».

Son chemin à elle est passé par le pardon. Avant de nous quitter, je vous propose l’histoire exceptionnelle de Nöella Rouget, racontée par Le Monde. Cette résistante française, fervente catholique, hostile à la peine capitale, bientôt centenaire, a contribué à sauver de la mort l’ancien employé français de la Gestapo qui avait précipité sa déportation à Ravensbrück, durant de la Seconde Guerre mondiale. «A bien des égards, raconte Le Monde, Noëlla Rouget est une rescapée. De l’âge, de la guerre, des camps, mais aussi de la haine». Que retenir de cette existence si extraordinaire? Le Monde raconte notamment le moment de la confrontation organisée, en 1943, entre Noëlla Rouget et son fiancé, Adrien Tingeot, son fiancé, lui aussi résistant. La vieille dame raconte avoir manqué de s’évanouir en le voyant apparaître. «Il avait été torturé (par la Gestapo). Il était méconnaissable». C’est la dernière fois que Noëlla verra son fiancé, fusillé quelques semaines plus tard. Avant d’être conduit au poteau, il lui envoie un mot d’adieu où il est écrit «d’une main où ne se devine aucun tremblement»: «Puisque je ne suis plus, il faut que tu m’oublies, que tu vives. Notre grand amour est fini, il faut que tu guérisses ta plaie, que tu aimes encore. Ne fais pas un mariage de raison, aime ton mari, sois heureuse, très heureuse. Fais-le pour moi».

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