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Acte 44 des Gilets jaunes : 1 800 manifestants à Nantes, des heurts avec la police

Le cortège nantais a réclamé "justice pour Steve".
Le cortège nantais a réclamé "justice pour Steve". Sébastien Salom-Gomis, AFP

Des heurts ont éclaté samedi entre manifestants et forces de l'ordre à Nantes où les Gilets jaunes avaient appelé à converger pour le 44e acte de leur mouvement contre la politique du gouvernement. Ils étaient 1 800 selon la police.

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Des Gilets jaunes ont manifesté samedi dans toute la France, notamment à Nantes où ils avaient appelé à un rassemblement national, à l'occasion de leur "acte 44" marqué par des heurts avec les forces de l'ordre, des interpellations, des blessés et de nombreuses dégradations.

Quelque 1 800 personnes ont défilé à Nantes, selon la police. Des heurts ont éclaté dans l'après-midi et ont fait plusieurs blessés.

Les manifestants, dont très peu arboraient le gilet fluorescent, sont partis de l'ouest cossu de la ville pour rejoindre le centre, où la situation a dégénéré en milieu d'après-midi, donnant lieu à des tirs de projectiles, auxquels la police a répondu par des grenades lacrymogènes. Le dispositif policier était particulièrement imposant, avec plusieurs véhicules blindés positionnés dans le centre.

"Justice pour Steve, ni oubli ni pardon", "Moins de costards, plus de homards", pouvait-on lire sur des pancartes. Des manifestants scandaient "Tout le monde déteste la police", "La police mutile, la police assassine".

De nombreux commerces et abribus ont été dégradés, des poubelles et un transformateur incendiés. Au moins deux manifestants ont été blessés, a constaté l'AFP.

À 20 h, 35 personnes avaient été interpellées, selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), qui a fait état de cinq blessés chez les forces de l'ordre.

Plusieurs groupes de Gilets jaunes avaient appelé à un rassemblement national à Nantes pour relancer le mouvement, près d'un an après ses débuts, dans une ville marquée par la mort de Steve Maia Caniço.

"On veut une nouvelle société"

Environ 700 personnes, selon la police, ont manifesté à Nancy, point de rassemblement des Gilets jaunes du Grand Est. Les manifestants ont crié "Macron démission", avant que des tensions n'éclatent en fin de parcours, les forces de l'ordre faisant usage de lacrymogènes et de grenades de désencerclement, selon un photographe de l'AFP.

À Paris, quelque 500 personnes ont défilé dans le calme entre la porte de Choisy et le boulevard de Grenelle, près de la Tour Eiffel, où ils se sont dispersés dans l'après-midi.

Parmi eux figuraient beaucoup de retraités, comme Jean-Michel, 70 ans, venu réclamer le départ d'Emmanuel Macron. "Seuls 20 % des gens ont vraiment voté pour lui, on veut une nouvelle société et de nouvelles élections à la proportionnelle intégrale", a-t-il expliqué à l'AFP. Une centaine de manifestants s'étaient aussi donné rendez-vous à l'aéroport d'Orly pour protester contre la privatisation prévue des aéroports parisiens.

À Lyon, quelque 400 manifestants se sont rassemblés place Bellecour. De brefs heurts ont éclaté et onze personnes ont été interpellées, selon la préfecture.

À Toulouse, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans le centre aux cris de "Toulouse, Toulouse, soulève-toi". Des dizaines de manifestants ont brièvement occupé les quais de la gare de Toulouse Matabiau.

À Marseille, 200 personnes, dont une cinquantaine portant la chasuble symbolique, ont défilé derrière une banderole appelant à la "suppression de l'IGPN, au service du blanchiment des polices".

Le mouvement a également rassemblé 200 personnes à Montpellier et 300 à Bordeaux, selon la police.

Avec AFP

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