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Des installations pétrolières saoudiennes visées par une attaque de drones des rebelles yéménites

L’incendie d’une installation pétrolière à Abqaiq, en Arabie Saoudite, dégage des fumées, le 14 septembre 2019 (image diffusée sur les réseaux sociaux).
L’incendie d’une installation pétrolière à Abqaiq, en Arabie Saoudite, dégage des fumées, le 14 septembre 2019 (image diffusée sur les réseaux sociaux). Reuters

Une attaque de drones a ciblé tôt samedi deux installations du géant pétrolier saoudien Aramco, provoquant des incendies qui ont ensuite été maîtrisés. Les rebelles yéménites houthis ont revendiqué l'attaque.

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Une attaque de drones a ciblé, samedi 14 septembre, tôt dans la matinée, deux installations pétrolières du géant saoudien Aramco, a rapporté l'agence de presse officielle saoudienne SPA, citant le ministère de l'Intérieur.

"À 4 h (1 h GMT), les équipes de sécurité industrielle d'Aramco sont intervenues sur des incendies dans deux de ses installations à Abqaiq et à Khurais" dans l'est de l'Arabie saoudite, a ajouté l'agence, précisant que "les deux incendies avaient été maîtrisés".

Les rebelles yéménites houthis ont revendiqué l'attaque. La télévision des houthis, Al-Massira, a fait état "d'une opération d'envergure contre des raffineries" du royaume.

Soutenus par l'Iran, les rebelles yéménites revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes, affirmant agir en représailles aux frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen pour soutenir les forces progouvernementales.

Le président américain Donald Trump a condamné cette attaque de drones au cours d'une conversation téléphonique avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo accusant de son côté l'Iran.

"Les États-Unis condamnent fermement l'attaque d'aujourd'hui", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué après cet appel téléphonique. "L'Iran a lancé une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial", a affirmé Mike Pompeo sur Twitter.

La coalition de l'Arabie saoudite, qui se bat contre les rebelles depuis 2015, a confirmé certaines de ces attaques et en a démenti d'autres. Le 17 août, les rebelles houthis avaient annoncé avoir mené une attaque à l'aide de dix drones, "la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite", contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie "limité" selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Tensions grandissantes dans la région

Le 14 mai, les houthis, qui contrôlent de vastes zones au Yémen, avaient revendiqué une attaque de drones dans la région de Riyad, contre deux stations de pompage d'un oléoduc reliant l'est à l'ouest du royaume saoudien, premier exportateur de pétrole au monde.

Cette attaque avait entraîné l'interruption temporaire des opérations sur l'oléoduc et n'avait fait qu'ajouter aux tensions grandissantes dans la région du Golfe après des attaques et des actes de sabotage en mai contre des pétroliers, imputés à l'Iran par les États-Unis, ce que dément Téhéran.

La destruction d'un drone américain, entré dans l'espace aérien iranien selon Téhéran, avait fait craindre un embrasement général. Le président américain Donald Trump avait alors affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles.

Avec AFP

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