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Mort de Jacques Chirac : l’ex-président aura aussi marqué le monde du sport

Jacques Chirac célèbre la victoire des Bleus lors du Mondial-98.
Jacques Chirac célèbre la victoire des Bleus lors du Mondial-98. Daniel Garcia, AFP

La carrière politique de Jacques Chirac aura été intimement liée à quelques-uns des plus grands événements sportifs de l'histoire française. Retour sur cinq anecdotes qui resteront, avec plus ou moins d'intensité, dans la mémoire du sport.

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L'ancien président de la République française Jacques Chirac est mort, jeudi 26 septembre 2019 au matin, à l'âge de 86 ans. Figure majeure de la politique française, l'ex-chef de l'État était aussi un féru de sports en tous genres et il s'est souvent affiché auprès des grands noms du sport français ou international, avec un style qui lui était propre...

• 12 juillet 1998 : Il s'agit sans conteste d'une séquence culte de l'ancien président Jacques Chirac. Au soir de la finale de la Coupe du monde, organisée en France, qui oppose le Brésil à la France, le chef de l'État fait montre de tout son soutien aux Bleus de l'époque. Sans, pour autant, connaître tous les patronymes des joueurs en question…

• Mai 1995 : Dans la foulée du tout premier titre mondial de l’équipe de France de handball, Jacques Chirac reçoit les "Barjots" à l’Élysée. Daniel Costantini, à la tête de la sélection à l’époque, raconte : "Jacques Chirac arrive devant Jackson Richardson (d'origine réunionnaise, 417 sélections et sacré meilleur joueur du monde, NDLR). Il lui serre la main mais le prend pour un naturalisé et lui demande : 'Do you speak French ?'".

• 11 mai 2002 : Finale de la Coupe de France de football entre Bastia et Lorient, au stade de France. Alors que retentit la Marseillaise dans le stade, des sifflets descendent des travées, notamment du kop corse. Après quelques secondes, Jacques Chirac se lève et s’adresse, sous le regard des caméras, au président de la FFF d’alors, Claude Simonet : "Ça siffle ? Je m’en vais…" Le président de la République quitte alors les tribunes, avant d’exiger des excuses immédiates de la FFF. Simonet demande aux joueurs de rejoindre les vestiaires puis s’exécute. Les joueurs sont alors invités à revenir sur la pelouse, mais Jacques Chirac interrompt de nouveau le protocole et improvise une brève allocution télévisée, en direct sur TF1, diffuseur de la rencontre : "Quelques irresponsables ont cru devoir siffler la Marseillaise ce soir au début de ce match. C'est inadmissible et inacceptable." Bilan de la soirée : une grosse demi-heure de retard sur l’horaire initial de la rencontre – finalement remportée par Lorient (1-0) – et sans nul doute l’une des images les plus marquantes de l’ancien président dans une enceinte sportive.

• Mars 2005 : À l’occasion d’une visite au Japon, Jacques Chirac fait une nouvelle fois montre de sa passion pour un sport totalement confidentiel en France : le sumo. À Osaka, le chef d’État ne manque pas l’ouverture du tournoi de Printemps, sous les caméras des télévisions. Un intérêt pour les sumotoris qui lui vaudra les quolibets de Nicolas Sarkozy, qui déclarera devant des journalistes : "Comment peut-on être fasciné par ces combats de types obèses aux chignons gominés ?"

3 juillet 2005 : Et si Jacques Chirac avait fait perdre Paris dans la course aux JO-2012 ? C’est en substance la thèse défendue par le responsable de la candidature anglaise Sebastian Coe. Il raconte que Chirac, réuni avec Poutine et Schröder le 3 juillet 2005, se serait livré à quelques blagues anti-Tony Blair – le Premier ministre britannique de l’époque – et l’une d’entre elles aurait eu de fâcheuses conséquences. "Vous ne pouvez pas vous fier à un peuple qui cuisine aussi mal que ça", aurait-il déclaré, provoquant le courroux de Cherie Blair, l’épouse du dirigeant britannique. Elle l’aurait vertement tancé lors d’une réunion jugée cruciale dans l’attribution des Jeux, quelques jours plus tard à Singapour, provoquant son départ précipité alors que le clan anglais, lui, avait pratiqué un lobbying agressif auprès des membres du CIO. Et remporté le scrutin quelques semaines plus tard.

 

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