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Ankara, Moscou, et Téhéran s'accordent sur un comité constitutionnel pour la Syrie

Le président russe Vladimir Poutine, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président iranien Hassan Rouhani, à l'issue d'une réunion trilatérale sur la Syrie à Ankara, le 16 septembre.
Le président russe Vladimir Poutine, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président iranien Hassan Rouhani, à l'issue d'une réunion trilatérale sur la Syrie à Ankara, le 16 septembre. Pavel Polovkin, AFP

Les présidents turc, russe et iranien, réunis lundi à Ankara, se sont entendus pour créer un comité constitutionnel chargé de trouver une solution politique à la guerre civile en Syrie.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le russe Vladimir Poutine et l'iranien Hassan Rohani ont annoncé lundi 16 septembre s'être mis d'accord sur un comité constitutionnel pour la Syrie, composé de membres pro-gouvernementaux, d'opposition et indépendants et chargé de réécrire la Constitution dans le cadre d'une solution politique à la guerre civile dans le pays. Ce comité doit ouvrir la voie aux négociations à Genève, a déclaré le président russe à des journalistes à Ankara.

La Turquie, la Russie et l'Iran, principaux acteurs internationaux dans le conflit en Syrie, se sont en outre engagés à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans le bastion rebelle d'Idleb et d'y protéger la population civile. Hassan Rohani a, pour sa part, déclaré qu'il espérait que des élections auraient lieu en Syrie en 2020 ou 2021.

"Détermination"

Ces promesses ont figuré dans un communiqué conjoint publié à l'issue d'un sommet à Ankara. Dans le texte, les trois dirigeants ont, en outre, souligné "la nécessité de faire respecter le calme sur le terrain avec la pleine mise en œuvre de tous les accords relatifs à Idleb", notamment celui conclu il y a un an par Ankara et Moscou et qui avait permis d'éviter une vaste offensive qui semblait imminente des forces du régime appuyées par la Russie.

Les trois dirigeants se sont en outre dits "alarmés par le risque d'une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans la région d'Idleb en raison de l'escalade continue" et se sont mis d'accord pour "prendre des mesures concrètes afin de réduire les violations".

Ils ont également exprimé leur "sérieuse préoccupation" face à la "présence accrue" du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et "réitéré leur détermination" à l'éliminer à terme.

"Rencontre productive"

Ils ont aussi convenu "de prendre des mesures concrètes, sur la base des précédents accords, pour assurer la protection de la population civile".

Il s'agit du cinquième sommet sur la Syrie depuis 2017 entre Erdogan, dont le pays soutient l'opposition syrienne, Poutine et Rohani, garants du régime de Damas. "La rencontre a été très productive et s'est soldée d'un succès", s'est félicité Vladimir Poutine qui avait souligné en ouverture la nécessité de poursuivre "une lutte sans compromis contre les terroristes en Syrie".

Au moment où la victoire de Bachar al-Assad semble de plus en plus acquise, la priorité pour Ankara est de se prémunir d'un nouvel afflux massif de réfugiés en provenance d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Malgré des appels à un cessez-le-feu durable, cette zone, où vivent environ trois millions de personnes, est sous le coup d'une offensive du régime syrien. Ankara y dispose, en vertu d'un accord conclu l'année dernière avec Moscou, de douze postes d'observation dont l'un est désormais encerclé par les troupes de Damas.

Tensions entre Washington et Téhéran

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb, malgré un fragile cessez-le-feu décrété le 31 août, à l'issue de quatre mois de bombardements du régime et de l'allié russe qui ont tué, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 960 civils.

Le sommet a eu lieu alors que la Turquie et les États-Unis s'efforcent de créer une zone tampon à l'est de l'Euphrate qui séparerait la frontière turque des zones syriennes contrôlées par une milice kurde, appuyée par Washington mais considérée comme "terroriste" par Ankara.

Avec AFP et AP

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