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Législatives : les Israéliens aux urnes pour la deuxième fois en cinq mois

Une famille dans un bureau de vote de Tel Aviv en Israël.
Une famille dans un bureau de vote de Tel Aviv en Israël. Corinna Kern, Reuters

Les Israéliens votent mardi pour des législatives opposant notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis une décennie, à l'ancien chef de l'armée Benny Gantz, cinq mois après un premier duel sans issue.

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À l’occasion des élections législatives, les bureaux de vote israéliens ont ouvert mardi 17 septembre à 7 h (heure locale, 4 h GMT) et doivent fermer à 22 h (19 h GMT). Quelque 6,4 millions d'électeurs sont conviés dans les 10 700 bureaux de vote pour départager le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l'ancien chef de l'armée Benny Gantz.

Après avoir voté avec son épouse dans la ville de Rosh Haayin, Benny Gantz a appelé a voté pour "l'espoir", et contre la "corruption" et "l'extrémisme". "J'appelle tous les citoyens d'Israël à aller voter en leur âme et conscience. J'invite à voter Kahol Lavan (son parti Bleu Blanc), mais je respecte toute décision. On veut un nouvel espoir, on vote aujourd'hui pour un changement, nous arriverons à apporter un espoir, nous arriverons à apporter un changement, sans corruption et sans extrémisme, tous ensemble", a-t-il déclaré.

Après avoir lui-même voté à Jérusalem en compagnie de son épouse Sara, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part encouragé la population à voter en grand nombre lors des élections législatives : "Le président Trump a dit hier que les élections allaient être serrées, je peux vous garantir ce matin qu'elle sont très serrées".

Les sondages placent les deux blocs au coude à coude : celui de Benjamin Netanyahu, le Likoud, situé à droite de l'échiquier politique et la liste centriste Bleu Blanc, dirigée par l'ancien chef d'état-major Benny Gantz.

En avril dernier, le Likoud et Bleu Blanc avaient chacun obtenu 35 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien. Le président Reuven Rivlin avait mandaté Benjamin Netanyahu pour former un gouvernement de coalition. Incapable d'y parvenir, ce dernier avait dissous le Parlement et provoqué un nouveau scrutin.

Les explications de notre correspondant

Un jeu d'alliances

Au cours des cinq derniers mois, les plaques tectoniques de la politique israélienne n'ont pas bougé outre mesure et les sondages pronostiquent un nouveau duel coriace, où le jeu parfois subtil des alliances pourrait déterminer le sort du gouvernement.

Un agrégateur de sondages créditaient les partis de 32 sièges chacun. Le score de leurs alliés potentiels, la droite et les partis religieux pour Benjamin Netanyahu, et la gauche et les partis arabes pour Benny Gantz, devrait être déterminant.

Les partis ne peuvent en effet pas échapper au jeux d’alliances. Sur les 120 sièges que compte la Knesset, les formations politiques doivent réunir au moins 61 députés pour gouverner. Mais depuis la naissance du pays en 1948, aucune n'a réussi à elle seule à remporter cette majorité.

Avigdor Lieberman en arbitre

Après le dépouillement des bulletins, le parti ayant remporté le plus de sièges est ainsi autorisé à négocier avec d'autres formations plus petites pour constituer un gouvernement. Ils disposent de 42 jours pour former une coalition viable. Cela explique pourquoi les petits partis se transforment souvent en faiseurs de roi.

Cette fois ci, l'un des faiseurs de roi pourrait s'appeler Avigdor Lieberman un ex-allié de Benyamin Netanyahu. À la tête d'un parti d'extrême droite, l'ancien chef de la diplomatie avait déjà fait capoter la formation d'un gouvernement en avril dernier. En échange de son soutien politique, il réclamait une loi supprimant l'exemption de service militaire pour les jeunes ultra-orthodoxes. Cette mesure divise la société israélienne et pourrait être à nouveau au cœur des prochaines négociations post électorales.

Avec AFP

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