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L’avortement reste interdit en Équateur, même en cas de viol

Des manifestations pour l'avortement avaient lieu pendant l'examen du projet de loi au Parlement équatorien, à Quito, le 17 septembre 2019.
Des manifestations pour l'avortement avaient lieu pendant l'examen du projet de loi au Parlement équatorien, à Quito, le 17 septembre 2019. Daniel Tapia, Reuters

Le Parlement équatorien a rejeté, mardi, une loi visant à autoriser l’IVG en cas de viol ou de malformation. Dans ce pays conservateur seules les grossesses dangereuses pour la mère ou résultant du viol de handicapées peuvent être interrompues.

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L’Équateur reste campé sur ses positions ultra-conservatrices. Le Parlement a voté, mardi 17 septembre, contre la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) pour les cas de viol, y compris incestueux, ainsi qu'en cas de malformation du fœtus.

Soixante-dix élus se sont prononcés contre le projet proposant la dépénalisation de l'avortement et seulement 65 pour.

Des manifestantes réclamant le droit d'avorter légalement ont protesté devant le Parlement à Quito pendant l'examen du texte.

Six mois à deux ans de prison en cas d’avortement

Selon le Code pénal en vigueur depuis 2014, une femme qui provoque un avortement ou permet à une autre personne de le faire encourt une peine allant de six mois à deux ans de prison.

Si au cours de la procédure la mère décède, la personne qui a pratiqué l'avortement risque une peine pouvant aller jusqu'à 16 ans de prison.

Sauf en cas de handicap mental ou de danger pour la mère

La législation en vigueur en Équateur, pays conservateur dont 80 % de la population est catholique, n'autorise l'avortement que lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger.

Autre cas donnant droit à un avortement, si la grossesse est le résultat du viol d'une femme souffrant d'un handicap mental.

Avec AFP

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