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Ligue des champions : décimé, le PSG affronte un Real Madrid en reconstruction

Le PSG se prépare à retrouver les joutes européennes.
Le PSG se prépare à retrouver les joutes européennes. Geoffroy Van der Hasselt, AFP

Privé de ses trois stars offensives (Neymar, Mbappé et Cavani), le PSG débute sa campagne européenne de Ligue des champions face au Real Madrid, mercredi soir au Parc des Princes. Un Real qui, sous la houlette de Zidane, poursuit sa reconstruction.

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La Ligue des champions par son versant le plus difficile : le Paris SG, lesté de ses désillusions passées et privé de ses stars Neymar et Kylian Mbappé, démarre mercredi à 21 h, heure de Paris, sa quête du Graal face à un géant d'Europe. Le Real Madrid qui, mené par le Français Zinedine Zidane, tente de retrouver de sa superbe après un exercice 2017-18 très décevant.

La dernière fois que "Zizou" avait foulé la pelouse du Parc des princes, c'était en mars 2018, lors d'un 8e de finale victorieux qui éliminait le PSG (3-1, 2-1) et lançait son équipe vers un troisième sacre d'affilée en C1. De retour 18 mois plus tard, il a pu constater que la quête européenne des Parisiens n'avait pas franchement avancé.

En un an et demi, et malgré les millions d'euros investis, le double champion de France en titre n'a pas progressé sur la plus grande des scènes. Au cauchemar madrilène a succédé l'humiliation de Manchester United au printemps dernier qui a fini de lui coller l'étiquette de richissime "loser".

C'est donc la tête basse que le PSG démarre cette nouvelle campagne européenne. Après un été pour le moins agité – notamment par les velléités de départ de Neymar, finalement resté à quai –, le directeur sportif Leonardo a acté un changement d'attitude.

"Ce ne sera pas la saison bling-bling, 'on va gagner la Ligue des champions', non. Ça ne sera pas comme ça", a-t-il expliqué le 31 août. "On va chercher à réorganiser, à revoir des choses. Les ambitions ne sont pas revues à la baisse, on est obligé d'avoir des ambitions au PSG. Je dis seulement qu'on a des choses à régler."

Pas de "MCN" pour le PSG

La modestie affichée par le dirigeant brésilien peut sembler décalée par rapport aux grandes ambitions du propriétaire qatarien aux moyens illimités, qui rêve de conquérir l'Europe. Mais elle tombe à pic pour cette rencontre face au Real, car Paris devra laisser ses joyaux au coffre-fort.

Neymar, quatre jours après une soirée marquée les huées des supporters parisiens à son encontre, mais aussi un magnifique but contre Strasbourg (1-0), va devoir observer le premier de ses deux matches de suspension, alors que les attaquants Kylian Mbappé et Edinson Cavani, blessés, ont déclaré forfait.

Sans sa redoutable "MCN", l'entraîneur Thomas Tuchel fait face à un sacré casse-tête pour son attaque : qui d'Eric Maxim Choupo-Moting ou de Mauro Icardi pourra tenir la baraque dans l'axe ? Le Camerounais, habituelle doublure, a bien débuté sa saison (3 buts en L1) mais n'a jamais joué un match de ce niveau avec le PSG, alors que la recrue argentine est à court de rythme.

Plus largement, c'est tout le jeu parisien qui est à repenser, après une nouvelle performance peu rassurante, samedi. À l'entame d'une semaine décisive qui se terminera à Lyon, dimanche, le technicien allemand doit vite trouver des idées, au risque d'être menacé à nouveau à son poste.

Le Real, un géant en pleine révolution

Une défaite mercredi lui ferait également vivre un déplacement, lors de la prochaine journée, sous très haute pression à Galatasaray, armé pour jouer les trouble-fêtes dans ce groupe A que complète Bruges. A contrario, une victoire lancerait le PSG sur la route de la première place et, éventuellement, vers un adversaire plus abordable en huitièmes.

Aujourd'hui, tout cela semble loin, aussi loin que la "Decimocuarta", une 14e C1, que Zidane espère offrir au club après être revenu en sauveur en mars pour rebâtir un Real en fin de cycle.

Mais sa "révolution française", comme l'a baptisée la presse, se heurte à une cascade de blessés et de suspendus qui limite ses choix. Entre Luka Modric, Marco Asensio, Isco, Marcelo, Sergio Ramos et Nacho, la "Maison blanche" passera son premier vrai test de solidité sans plusieurs de ses piliers.

Les attaquants Eden Hazard, Karim Benzema et Gareth Bale gardent néanmoins de quoi faire planer un danger constant sur le but de leur ancien coéquipier Keylor Navas, désormais installé dans la cage parisienne. Un dernier rempart qui aura, en l'absence des cadors offensifs parisiens, la lourde charge de préserver le club d'une énième désillusion européenne.

Avec AFP

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