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Au Venezuela, le vice-président du Parlement remis en liberté

L'opposant Edgar Zambrano s'est exprimé devant la presse dès sa sortie de prison, le 17 septembre 2019.
L'opposant Edgar Zambrano s'est exprimé devant la presse dès sa sortie de prison, le 17 septembre 2019. Matias Delacroix, AFP

Les autorités vénézuéliennes ont libéré l'opposant Edgar Zambrano après un accord avec des partis de l'opposition. Le vice-président du Parlement avait été arrêté en avril après la tentative de soulèvement militaire ratée contre Nicolas Maduro.

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Le vice-président du Parlement vénézuélien, Edgar Zambrano, a été remis en liberté mardi 17 septembre en application d'un accord signé lundi entre le gouvernement chaviste de Nicolas Maduro et des partis d'opposition minoritaires et non alignés avec Juan Guaido.

Edgar Zambrano avait été arrêté le 8 mai dans le cadre d'une opération spectaculaire au Venezuela comprenant l'utilisation d'une grue pour l'emmener jusqu'au centre de détention.

Il est accusé avec 14 autres députés d'avoir soutenu la tentative avortée de soulèvement militaire contre le pouvoir socialiste menée le 30 avril par Juan Guaido, président du Parlement.

À sa sortie de Fuerte Tiuna, principal complexe pénitencier de Caracas, Edgar Zambrano a été accueilli par des politiques et des proches. L'opposant, qui devra pointer tous les trente jours au tribunal, est interdit de quitter le pays.

"Mon emprisonnement était injuste, en violation de l'immunité parlementaire, des droits humains", a dit le député de 64 ans dans sa première déclaration à des journalistes.

Une tentative de division de l'opposition ?

Juan Guaido, autoproclamé président par intérim du Venezuela en janvier et reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, a estimé que la libération de son numéro deux n'était "pas une gentillesse de la dictature", mais "un succès de ceux qui ne se rendent pas".

La libération d’Edgar Zambrano est le fruit d’un accord entre le gouvernement Maduro et un groupe de partis minoritaires, avec lesquels le président socialiste a entamé des pourparlers afin de résoudre la grave crise politique et économique que traverse le pays.

Certains y voient une tentative de diviser l'opposition puisque le texte n'a pas été signé par le parti d'Edgar Zambrano, ni par Juan Gaido.

D’autres libérations à venir mercredi

"J'espère que demain (mercredi) ou cette semaine nous aurons d'autres (libérations). Je suis optimiste parce que Maduro a consenti à cette demande que nous lui avons faite dans le dialogue", a déclaré un dirigeant de l'opposition, Claudio Fermin.

Edgar Zambrano a annoncé à sa sortie de prison qu'à partir de mercredi, 58 autres prisonniers pour motifs politiques seraient libérés, sans préciser leurs noms. Selon l'ONG locale de droits humains Foro Penal, il y a 478 "prisonniers politiques" au Venezuela, dont 107 militaires.

Avec AFP

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