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Mondial-2022 : les travailleurs migrants du Qatar toujours floués, selon Amnesty

Construction d'un stade à Doha, au Qatar, en mai 2018.
Construction d'un stade à Doha, au Qatar, en mai 2018. Karim Abou Merhi, AFP

Malgré les promesses de réformes des autorités qataries, la situation de centaines de migrants travaillant sur les chantiers en vue du Mondial-2022 n'a toujours pas évolué, dénonce jeudi Amnesty International dans un rapport.

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Malgré les promesses de réformes en amont de la Coupe du monde de football de 2022, "des centaines de travailleurs migrants du Qatar attendent toujours en vain d'être rémunérés et indemnisés", affirme jeudi 19 septembre l’ONG Amnesty International.

"Les employeurs peu scrupuleux continuent d'avoir le champ libre dans le pays", a déclaré Stephen Cockburn, le directeur adjoint du programme Thématiques mondiales à Amnesty International.

"Bien souvent, les travailleurs migrants se rendent au Qatar dans l'espoir d'offrir à leur famille une vie meilleure, mais ils sont nombreux à revenir dans leur pays sans le moindre riyal (la monnaie utilisée au Qatar) après plusieurs mois de démarches pour se voir verser leurs salaires", a-t-il ajouté.

Dans un rapport diffusé le jour où le président français Emmanuel Macron reçoit l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, l'ONG de défense des droits de l'Homme souligne que cette situation "intervient alors même que les autorités du Qatar ont mis en place de nouvelles commissions chargées de résoudre rapidement les conflits du travail, dans le cadre des réformes convenues en amont de la Coupe du monde de football de 2022".

Les indemnisations ne sont pas versées par le Qatar

En 2018, ces commissions de résolution des conflits ont reçu plus de 6 000 plaintes. Mais la majorité d'entre elles n'avaient pas été résolues à la fin de l'année, explique le rapport.

Même dans les cas où ces commissions accordent une indemnisation, celle-ci est "rarement versée". À ce jour, le Qatar n'a pas mis en place le fonds de soutien qu'il avait promis en octobre 2018, souligne Amnesty.

Depuis mars 2018, Amnesty International suit plus de 2 000 personnes tentant de récupérer leur dû après avoir travaillé pour Hamton International, Hamad bin Khaled bin Hamad (HKH) et United Cleaning. Ces entreprises du BTP et du nettoyage, invoquant des difficultés financières, ne les ont plus payées pendant plusieurs mois, avant de cesser leur activité et de mettre fin à leurs contrats de travail.

Avec AFP

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