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L'Arabie saoudite dévoile les dégâts sur ses sites pétroliers attaqués par des drones

Une installation pétrolière détruite sur le site d'Abqaiq, en Arabie saoudite, le 20 septembre 2019.
Une installation pétrolière détruite sur le site d'Abqaiq, en Arabie saoudite, le 20 septembre 2019. Fayez Nureldine, AFP

L'Arabie saoudite a présenté aux journalistes, vendredi, l'étendue des dégâts sur ses sites pétroliers attaqués le 14 septembre, insistant sur sa détermination à rétablir rapidement sa production en dépit de la montée des tensions dans la région.

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Près d'une semaine après des attaques de drones sur deux sites pétroliers stratégiques de l'Arabie saoudite, Riyad a présenté pour la première fois à la presse, vendredi 20 septembre, l'étendue des dégâts sur ses installations attaquées le 14 septembre.

Le site de Khurais, dans l'est du royaume, a été frappé quatre fois et des incendies y ont fait rage cinq heures durant, a déclaré aux journalistes un responsable du géant pétrolier saoudien Aramco qui gère la plateforme, ce qui a contribué à la réduction de moitié de la production du premier exportateur d'or noir et entraîné une flambée des prix.

Dix-huit frappes ont été recensées à Abqaiq – à 200 kilomètres au nord-est de Khurais – qui abrite la plus grande usine du monde de traitement de brut, selon un autre responsable d'Aramco.

Les journalistes ont constaté, lors de cette rare visite du complexe énergétique saoudien, que d'énormes réservoirs avaient été endommagés à Abqaiq ainsi que des tours de "stabilisation", servant notamment à séparer le gaz du brut.

Selon un troisième responsable d'Aramco, Khaled al-Ghamdi, "6 000 ouvriers sont impliqués dans les travaux de réparation" contre 112 sur le site habituellement.

Dix-huit drones et sept missiles de croisière utilisés, selon Riyad

Les reporters ont constaté des scènes de destruction à Khurais, avec des grues déployées au milieu de débris calcinés. Les techniciens s'activaient à évaluer les dommages causés à un stabilisateur.

Au moment de l'attaque, "il y avait plus de 200 à 300 personnes à l'intérieur des installations", a déclaré Fahad Abdelkarim, un directeur d'Aramco, précisant que personne n'avait été blessé.

Les dégâts matériels sont considérables : de gros tuyaux en métal ont été déformés par les explosions et étaient éparpillés sur le site. Selon les autorités saoudiennes, 18 drones et sept missiles de croisière ont été utilisés.

Malgré l'ampleur des dégâts, Aramco demeure optimiste quant au rétablissement complet de sa production. "Une équipe d'urgence a été constituée pour réparer l'usine, relancer les activités et ramener (la production) à son niveau habituel", a souligné Fahad  Abdelkarim. "En moins de 24 heures, 30 % de l'usine était opérationnel", a-t-il dit, affirmant que "la production sera au même niveau qu'avant l'attaque d'ici la fin du mois".

Mais des spécialistes jugent cet objectif ambitieux. Le bulletin spécialisé du groupe Energy Intelligence a souligné, dans un rapport, que certaines réparations nécessiteraient "plusieurs semaines".

Avec AFP

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