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Iran : Donald Trump annonce "les sanctions les plus dures jamais imposées à un pays"

Le président américain, Donald Trump, lors d'une réunion dans le Bureau ovale, à la Maison Blanche, le 20 septembre 2019.
Le président américain, Donald Trump, lors d'une réunion dans le Bureau ovale, à la Maison Blanche, le 20 septembre 2019. Saul Loeb, AFP

Dans le sillage des attaques contre des sites pétroliers en Arabie saoudite, Washington a annoncé, vendredi, de nouvelles sanctions contre la Banque centrale iranienne pour "financement du terrorisme". Des mesures présentées comme inédites.

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"Des sanctions au plus haut niveau". Les États-Unis ont annoncé, vendredi 20 septembre, de nouvelles mesures contre la Banque centrale iranienne, présentées par Donald Trump comme "les plus sévères jamais imposées à un pays". "On vient juste de sanctionner la banque nationale d'Iran", a lancé le président américain dans le Bureau ovale.

À ses côtés, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a expliqué qu'il s'agissait de cibler "la dernière source de revenus de la Banque centrale d'Iran et du Fonds national de développement, c'est-à-dire leur fonds souverain qui sera ainsi coupé de notre système bancaire". "Cela signifie qu'il n'y aura plus d'argent qui ira aux Gardiens de la révolution", l'armée d'élite du pouvoir iranien, "pour financer le terrorisme", a-t-il ajouté.

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale iranienne a affirmé, vendredi, que ces nouvelles sanctions montraient "à quel point ils (les Américains, NDLR) n'arriv[ai]ent pas à trouver de levier contre l'Iran".

Des attaques en Arabie saoudite

Ces nouvelles mesures punitives viennent dans le sillage des attaques de samedi dernier contre des installations pétrolières en Arabie saoudite qui, selon Washington, ont été menées par les Iraniens, ce que Téhéran dément.

>> À lire aussi : Washington est convaincu que les attaques en Arabie saoudite ont été lancées depuis l'Iran

Donald Trump devait réunir vendredi après-midi ses principaux ministres et conseillers pour étudier les différentes options, y compris militaires, pour compléter la réponse américaine à ces attaques.

"Il n'y a jamais eu de pays plus préparé" que les États-Unis à mener des frappes militaires, a-t-il prévenu. "Ce serait la solution de facilité pour moi", "frapper 15 sites majeurs en Iran", "cela ne prendrait qu'une minute" et "ce serait une très mauvaise journée pour l'Iran", a-t-il ajouté. "Mais ce n'est pas ce que je privilégie, si possible", a-t-il dit.

"La retenue est une bonne chose"

Le miliardaire républicain a au contraire estimé que la meilleure manière "d'afficher la force" des États-Unis était de "faire preuve d'un peu de retenue". "La retenue est une bonne chose", a-t-il insisté, assurant avoir fait "changer d'avis à beaucoup de monde" sur le sujet.

Dans le détail, le Trésor américain vise désormais la Banque centrale iranienne et le fonds souverain de l'Iran pour avoir "fourni des milliards de dollars aux Gardiens de la révolution, à sa Force Qods" chargée des opérations extérieures, "et à leur allié terroriste, le Hezbollah" libanais. Ces trois entités sont classées comme organisations terroristes par Washington.

Des sanctions américaines depuis 2018

La Banque centrale ainsi que l'essentiel des établissements financiers iraniens sont déjà frappés par des sanctions américaines depuis novembre 2018, après le retrait des États-Unis, décidé par Donald Trump, de l'accord sur le nucléaire iranien.

Certains "faucons" de Washington plaidaient toutefois pour que les motifs des sanctions contre la Banque centrale, jusqu'ici liés aux activités nucléaire de Téhéran, soient élargis au financement du terrorisme. Les mesures seraient ainsi plus difficiles à démanteler en cas d'élection en 2020 d'un président démocrate davantage enclin à renouer le dialogue avec l'Iran sur la question atomique.

"Cela prouve à Téhéran que les sanctions américaines ne cesseront pas à moins que l'Iran change de comportement" et "arrête de financer le terrorisme", s'est réjoui Behnam Ben Taleblu, de la Foundation for Defense of Democracies, un cercle de réflexion qui plaide pour une "pression maximale" contre le régime iranien.

Avec AFP

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