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La coalition frappe les rebelles houthis au Yémen après les attaques en Arabie saoudite

Le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Maliki, le 16 septembre 2019 à Riyad, en Arabie saoudite.
Le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Maliki, le 16 septembre 2019 à Riyad, en Arabie saoudite. Fayez Nureldine, AFP

La coalition menée par l'Arabie saoudite a affirmé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir détruit quatre sites au Yémen utilisés par les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, pour assembler des bateaux télécommandés et des mines marines.

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C'est la première riposte de Riyad depuis les attaques de drones sur des installations pétrolières saoudiennes la semaine dernière. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé avoir lancé, jeudi 18 septembre, une opération militaire au Yémen contre les rebelles houthis soutenus par l'Iran.

La coalition a détruit quatre sites localisés au nord de la ville portuaire de Hodeida (ouest du Yémen) et utilisés par les rebelles pour assembler des bateaux télécommandés et des mines marines, selon un communiqué de l'agence de presse officielle saoudienne SPA. Elle considérait ces sites comme des menaces à la sécurité maritime dans le stratégique détroit de Bab al-Mandeb et le sud de la mer Rouge.

Attaque au bateau piégé déjouée

La coalition avait affirmé un peu plus tôt avoir déjoué une attaque au bateau piégé, sans équipage. "La force navale de la coalition a détecté une tentative de la milice terroriste houthie liée à l'Iran de commettre un acte hostile et terroriste imminent dans le sud de la mer Rouge en utilisant un bateau piégé télécommandé", avait indiqué la coalition dans un communiqué diffusé par SPA. Le bateau a été lancé "depuis le gouvernorat de Hodeida", a-t-elle ajouté, sans savoir ce qu'il visait. Il a été détruit.

Les houthis ont annoncé via leur chaîne de télévision Al-Massirah que la coalition avait violé l'accord conclu en Suède sous l'égide des Nations unies.

La coalition, soutenue par les puissances occidentales, intervient au Yémen depuis mars 2015 contre les rebelles chiites pro-iraniens, qui tiennent Sanaa, la capitale, depuis septembre 2014, et une grande partie du nord-ouest du Yémen. Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, des civils pour la plupart, et plongé ce pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU.

Pompeo pour une solution pacifique avec l'Iran

Les tensions régionales avec l'Iran se sont accrues à la suite de deux attaques simultanées la semaine dernière contre d'importantes installations pétrolières saoudiennes, qui ont réduit de moitié la production du royaume. Les houthis ont revendiqué ces attaques, mais Washington et Riyad en ont rendu responsable l'Iran, qui a nié.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, en tournée dans le Golfe, a assuré jeudi à Abu Dhabi que les États-Unis privilégiaient une "solution pacifique" avec l’Iran. "Nous sommes ici pour bâtir une coalition destinée à parvenir à la paix et à une solution pacifique", a déclaré le chef de la diplomatie américaine avant de s'envoler pour Washington, disant espérer que l'Iran voit les choses "de la même manière".

Interrogé par la télévision américaine CNN, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a déclaré qu'une frappe américaine ou saoudienne déclencherait "une guerre totale", ajoutant que son pays ne voulait "pas la guerre" mais ne tremblerait pas s'il s'agissait de "se défendre".

Avec AFP et Reuters

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