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Accusé de pression sur le président ukrainien pour enquêter sur Biden, Trump dément

Le président américain est soupçonné d'être l'auteur d'un appel téléphonique controversé.
Le président américain est soupçonné d'être l'auteur d'un appel téléphonique controversé. Brendan Smialowski, AFP

Donald Trump a contesté les accusations d'un lanceur d'alerte le visant, au moment où des élus s'interrogent sur les pressions qu'il aurait exercées sur son homologue ukrainien pour le pousser à enquêter sur la famille du démocrate Joe Biden.

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Accusé par un lanceur d’alerte d’avoir pressé à plusieurs reprises son homologue ukrainien Volodimir Zelensky, au cours d'un entretien téléphonique, d'enquêter sur l'ancien vice-président Joe Biden, Donald Trump a dénoncé vendredi 20 septembre une affaire "ridicule".

"C'est ridicule ! C'est un lanceur d'alerte partial", a répliqué le président américain depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité. "J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables", a-t-il poursuivi, très remonté.

Le dossier, potentiellement explosif, reste encore entouré de nombreuses zones d'ombre. Selon le Washington Post et le New York Times, la conversation avec un dirigeant étranger signalée par le lanceur d'alerte concernait l'Ukraine.

Les élus du Congrès s'interrogent de leur côté sur un échange téléphonique en juillet entre le président américain avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a, lors de cet appel, encouragé "à environ huit reprises" le président ukrainien à enquêter sur le fils de Joe Biden et à collaborer pour ce faire avec son avocat personnel, Rudy Giuliani.

Deuxième fils de l'ancien sénateur, Hunter Biden a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama. Trump a-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ? "Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance", a-t-il rétorqué, avant cependant d'ajouter que "quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden", qui pourrait être son grand rival à la présidentielle en 2020.

Le favori de la primaire démocrate a rejeté tout soupçon entourant les affaires de sa famille en Ukraine, en insistant qu'"aucun média crédible n'a(vait) jugé crédible cette affirmation".

Une "tentative éhontée" d'intimidation

Les déclarations de Donald Trump contre le lanceur d'alerte ont indigné les chefs démocrates de quatre puissantes commissions du Congrès, qui ont dénoncé une "tentative éhontée" d'intimidation risquant "d'avoir un effet dissuasif sur de futurs lanceurs d'alerte, avec de graves conséquences pour notre démocratie et la sécurité nationale". Ils ont appelé la Maison Blanche à livrer "immédiatement" le contenu du signalement fait par le lanceur d'alerte à la commission du Renseignement.

Trouvant particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le locataire de la Maison Blanche à un dirigeant étranger, un lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a effectué le 12 août un signalement auprès de l'inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson.

Mais l'information n'a pas été transmise au Congrès dans les délais prévus, suscitant des interrogations sur d'éventuelles interventions. "Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes", a déploré Adam Schiff, président démocrate de la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

L'Ukraine a élu en avril à la présidence un comédien jusqu'ici novice en politique, Volodymyr Zelensky. Le tête-à-tête entre ce dernier et Donald Trump, prévu mercredi à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, sera, dans le contexte de ces révélations, scruté avec une attention particulière.

Avec AFP et Reuters

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