Accéder au contenu principal

L'ex-président tunisien Ben Ali enterré dans l'indifférence à Médine

Les funérailles de l'ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali à Médine, en Arabie saoudite, le 21 septembre 2019.
Les funérailles de l'ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali à Médine, en Arabie saoudite, le 21 septembre 2019. Majed Al Charfi, AFP

Les funérailles de l'ancien président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali ont eu lieu samedi à Médine, en Arabie saoudite. Passé sous silence par les médias saoudiens, son enterrement n'a pas non plus fait la une en Tunisie.

Publicité

Le président tunisien déchu Zine el-Abidine Ben Ali a été enterré samedi 21 septembre dans la ville sainte musulmane de Médine, dans l'ouest de l'Arabie saoudite.

L'ancien chef de l'État, qui est mort à Jeddah, au sud de Médine, jeudi, a été inhumé dans le cimetière d'Al-Baqi, près du mausolée du prophète Mahomet, après la prière de l'après-midi.

Recouverte d'un linceul vert, la dépouille de l'ex-président a été transportée vers sa dernière demeure par un cortège de plusieurs hommes. Vêtus de blanc, ils ont traversé une esplanade marbrée, à l'ombre du dôme vert de la grande mosquée du prophète, avant de pénétrer dans le cimetière.

Son enterrement à Médine avait été annoncé auparavant par un de ses gendres sur Instagram. "Aujourd'hui, les funérailles du président Zine el-Abidine Ben Ali auront lieu après la prière de l'après-midi à Médine et il sera enterré dans les lieux saints, près du tombeau du Prophète" Mahomet, avait indiqué le rappeur K2Rhym, de son vrai nom Karim Gharbi.

Indifférence des médias tunisiens

Une partie de la famille de l'ancien président recevra par ailleurs des condoléances dimanche à Sidi Bou Saïd, banlieue huppée de Tunis, selon une annonce publiée dans le quotidien francophone tunisien La Presse.

Chassé par la rue le 14 janvier 2011 après avoir installé un régime policier en Tunisie deux décennies durant, Ben Ali est décédé jeudi en exil.

Son décès a été passé sous silence par les médias saoudiens.

Il n'a pas fait la une de l'actualité, ni des conversations en Tunisie non plus, alors que le pays s'apprête à élire ses députés le 6 octobre, puis à choisir un président entre deux outsiders, un homme d'affaires emprisonné et un universitaire prônant une décentralisation radicale.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.