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Hong Kong : l'accès à l'aéroport bloqué par la police pour gêner de nouvelles manifestations

La police de Hong Kong patrouille dans l'aéroport le 22 septembre 2019.
La police de Hong Kong patrouille dans l'aéroport le 22 septembre 2019. Nicolas Asfouri, AFP

Des unités anti-émeutes de la police se sont déployées dimanche devant la principale gare desservant l'aéroport de Hong Kong, dans le but d'empêcher de nouvelles actions des militants pro-démocratie.

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Après des affrontements entre la police et des manifestants pro-démocratie la veille près de la frontière chinoise, de nouveaux rassemblements étaient prévus dimanche 22 septembre à Hong Kong, notamment dans le secteur de l'aéroport. Pour contrecarrer l'action des protestataires, des unités anti-émeutes de la police se sont déployées devant la principale gare desservant le huitième aéroport international du monde.

Ce site a été plusieurs fois la cible des manifestants, qui dénoncent depuis plus de trois mois le recul des libertés et les ingérences grandissantes de Pékin dans les affaires de sa région semi-autonome. Les forums des messageries utilisées par le mouvement de contestation ont invité les manifestants à "tester" les capacités de résistance de l'aéroport, en perturbant les liaisons ferroviaires et routières et en occupant les bâtiments.

Des liaisons limitées

Afin d'éviter que les manifestants n'arrivent en trop grand nombre, la liaison ferroviaire express reliant l'aéroport au centre de Hong Kong s'arrêtait dans moins de gares et les liaisons en bus ont été limitées.

Hong Kong traverse sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations et actions quasi quotidiennes qui ont parfois dégénéré en violents affrontements entre radicaux et force de l'ordre.

L'aéroport, emprunté en 2018 par 74 millions de passagers, soit 10 fois la population de Hong Kong, a régulièrement été la cible des manifestants. En août, les militants pro-démocratie ont organisé pendant plusieurs jours un sit-in dans le hall des arrivées, pour sensibiliser à leur combat les passagers arrivant à Hong Kong.

Mais cette action a dégénéré lorsque des manifestants ont empêché des passagers d'accéder à la zone internationale. Des centaines de vols ont été annulés et deux hommes soupçonnés d'être des espions pro-Pékin ont été passés à tabac dans des violences qui ont choqué l'opinion.

Début septembre, les militants ont à nouveau bloqué l'aéroport, contraignant les opérateurs de la liaison ferroviaire avec le centre de la ville à suspendre ses services car des manifestants avaient jeté des objets sur des voies. Certains accès routiers avaient été également bloqués.

Le 7 septembre, la dernière action visant l'aéroport avait échoué en raison, notamment, du déploiement dissuasif d'un grand nombre de policiers.

Avec AFP et Reuters

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