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Mondial de rugby : l'Irlande convainc, l'Angleterre et l'Italie un peu moins

L'Irlande n'a fait qu'une bouchée de l'Écosse.
L'Irlande n'a fait qu'une bouchée de l'Écosse. Rebecca Naden, Reuters

Pour leur entrée en matière dans la Mondial de rugby 2019, l'Italie, l'Irlande et l'Angleterre ont gagné. Le XV du Trèfle a dominé l'Écosse tandis que celui de la Rose a manœuvré les Tonga sans trop de souci. Et les Italiens ont battu la Namibie.

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Au lendemain d'un samedi aux accents sudistes, la Coupe du monde de rugby 2019 a cette fois laissé l'affiche à l'hémisphère Nord. Un dimanche marquant l'entrée en lice de deux prétendants au titre, l'Irlande et l'Angleterre, mais aussi de l'Écosse et de l'Italie. Les Transalpins, qui ouvraient le bal, n'ont sans surprise eu aucun mal à se défaire de la Namibie, signant du coup le premier carton de la compétition (47-22).

Un large succès qui n'effacera toutefois pas les doutes sur cette Squadra azzurra, qui a tout de même encaissé trois essais face aux Namibiens. Ce bilan défensif inquiète logiquement, alors que les coéquipiers de Sergio Parisse croiseront la route de la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique du Sud.

Devant non plus, les Italiens n'ont pas été franchement brillants. La faute à de trop nombreuses approximations, quelques maladresses et surtout pléthore de mauvais choix, qui ont vu les hommes de l'Irlandais Conor O'Shea gâcher de nombreuses munitions. Des erreurs qui n'ont pas plombé le bilan comptable italien, puisque la Namibie était suffisamment faible pour que le bonus offensif soit assuré dès le retour des vestiaires. Mais si Allan (26e), Tebaldi (40e), Bellini (44e), Canna (46e), Polledri (70e) et Minozzi (76e) ont tour à tour filé en terre promise, l'Italie devra faire bien mieux si elle veut éviter de prendre de plein fouet le froid réalisme des All Blacks ou la puissance des Springboks.

L'Irlande mate l'Écosse…

L'affiche de la journée opposait pour sa part l'Irlande, victorieuse de quatre des six dernières éditions du VI Nations, à l'Écosse. Un duel entre deux nations historiques du rugby qui a respecté la logique de ces quinze dernières années : depuis 2003, le XV du Trèfle avait battu celui du Chardon à 17 reprises en 22 confrontations. Et la dix-huitième n'a pas tardé à se dessiner.

Au quart d'heure de jeu, les Verts avaient déjà marqué deux essais par Ryan (7-0, 6e) et Best (12-0, 14e). Et lorsque Laidlaw a enfin lancé les Écossais au tableau d'affichage (12-3, 21e), Furlong s'est chargé de plomber définitivement le suspense avant même la demi-heure de jeu (19-3, 25e). Au retour des vestiaires, les Irlandais se sont donc appliqués à aller marquer le quatrième essai qui leur assurerait le bonus défensif. Un gros quart d'heure a suffi, puisque Conway, bénéficiant d'un bon travail de Larmour dans les 22 écossais, a pu aplatir à son tour (24-3, 56e).

Sous la bruine, les Verts n'ont ensuite eu qu'à contenir les timides assauts d'Écossais pas franchement tranchants. Carty, pour les statistiques, a même ajouté trois points dans l'escarcelle des siens, pour clore le score d'une rencontre (27-3) qui ne restera pas dans l'histoire du Mondial de rugby. Deux enseignements toutefois : l'Irlande est le grand favori d'une poule A où le second billet pour les quarts se jouera entre l'Écosse et le Japon. Et au vu des premières joutes, pas certain que les joueurs de Gregor Townsend possèdent une si grande marge que cela sur les Brave Blossoms, surtout à domicile.

… et l'Angleterre fait le service minimum

De la marge, les Anglais en ont également eu sur une valeureuse, mais limitée, sélection des Tonga. Face aux Îliens, le XV de la Rose s'est compliqué la tâche en multipliant les approximations, en témoignent les quelques dix fautes de mains concédées en 80 minutes. Une crispation qui n'a jamais mis en grand danger les hommes d'Eddie Jones, même s'ils ont longtemps couru après leur quatrième essai, synonyme de bonus offensif (35-3).

Un détail d'autant plus dommageable que le XV de la Rose avait bien démarré en inscrivant deux essais dans la première demi-heure, sur un doublé de Tuilagi (24e, 31e). Si derrière, George a porté le total d'essais anglais à trois (57e), le compteur n'a ensuite plus bougé jusqu'aux tout derniers instants du match. Et le salut des Anglais est finalement venu de Cowan-Dickie (77e), au terme de ce qui restera comme une rencontre de réglage pour le grand favori d'une poule C qui compte tout de même l'Argentine et la France, deux prétendants très sérieux aux quarts de finale.

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