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Mélenchon ne fera plus accréditer l'émission "Quotidien" sur ses événements

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Paris (AFP)

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a indiqué sur son blog que "Quotidien" ne se verrait plus attribuer d'accréditation pour ses événements, accusant l'émission de TMC d'avoir permis le "procès politique" qui s'est déroulé à Bobigny jeudi et vendredi.

"Sans +Quotidien+ il n'y a pas de procès possible contre nous", clame le leader insoumis, selon qui "seules les images montées et accommodées que l'émission a publiées il y a bientôt un an servent d'arguments et de +preuves+".

"En 10 ans d'expérience de cette émission dite de +divertissement+, j'ai fait mon expérience. Je ne veux plus que cette émission soit accréditée à mes réunions ni à aucun de mes déplacements", ajoute M. Mélenchon.

"Attention, le parti médiatique est une composante clé du processus de la guerre judiciaire: il intervient en amont pour déclencher les enquêtes, faire les signalements, harceler l'opinion et en fin de parcours pour la propagande de mise à mort", écrit-il encore.

Cette décision a été confirmée par son entourage à l'AFP, lundi. "Ils se sont mis dans cette position, dans un camp, en bagarre officielle, ouverte avec LFI", a commenté cette source.

Avant et pendant les débats de jeudi et vendredi au tribunal de Bobigny, les Insoumis ont affirmé être victimes d'un "procès politique" diligenté par le pouvoir, faisant un parallèle avec les situations d'autres opposants dans le monde.

La première matinée d'audience a été en majorité consacrée au visionnage des images de "Quotidien". On y voit notamment M. Mélenchon appeler à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux perquisitionnés, et bousculer un représentant du parquet, ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

Le parquet a requis vendredi trois mois de prison avec sursis contre Jean-Luc Mélenchon pour les incidents ayant émaillé la perquisition d'octobre 2018 au siège de LFI. Le jugement a été mis en délibéré au 9 décembre.

Poursuivi pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation", M. Mélenchon, qui martèle être victime d'un "procès politique", encourt jusqu'à 10 ans de prison, une amende de 150.000 euros et 5 ans d'inéligibilité.

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