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Pour Macron, Merkel et Johnson, l'Iran est "responsable" des attaques contre l'Arabie saoudite

Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson se sont rencontrés le 23 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson se sont rencontrés le 23 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Ludovic Marin, AFP

L'Iran est responsable des attaques contre les installations pétrolières saoudiennes, et Téhéran doit rouvrir les négociations sur son programme nucléaire, ont déclaré, lundi, dans un communiqué le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

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Les dirigeants français, allemand et britannique, Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson, ont accusé, lundi 23 septembre, l'Iran d'être "responsable" des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes et l'ont exhorté à "s'abstenir de toute nouvelle provocation".

"Il est clair pour nous que l'Iran porte la responsabilité de cette attaque. Il n'y a pas d'autre explication plausible", ont-ils déclaré dans un communiqué commun à l'issue d'une rencontre à trois en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Nous soutenons les enquêtes en cours pour disposer de tous les détails."

"Pleine solidarité" avec l'Arabie saoudite

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques qui ont visé des sites pétroliers sur le territoire saoudien, le 14 septembre 2019 à Abqaiq et Khurais, et réaffirmons notre pleine solidarité avec le royaume d'Arabie saoudite et sa population", dit ce communiqué.

Si le Royaume-Uni avait déjà fait part de ses soupçons, c'est la première fois que Paris accuse expressément l'Iran d'être responsable des attaques aériennes qui ont entraîné une envolée des cours du pétrole.

Les trois puissances européennes, signataires de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, ont également lancé un appel en direction de Téhéran afin qu'il revienne "sur ses décisions de réduction du respect de l’accord, et à pleinement adhérer à ses obligations".

Rencontre Trump-Rohani : le suspense continue

En attendant, tous les regards sont tournés vers les présidents américain et iranien à l'occasion de la 74e Assemblée générale des Nations unies. Donald Trump a affirmé, lundi, qu'aucune rencontre n'était prévue "à ce stade" avec Hassan Rohani, mais il a entretenu le suspense sur la possibilité d'une entrevue, à New York, qui serait historique.

Lundi soir, Emmanuel Macron s'est entretenu pendant une heure trente avec Hassan Rohani. L'Élysée s'est contenté d'expliquer que le président français avait exposé à son homologue iranien "notre lecture des attaques du 14 septembre" en Arabie saoudite. Il lui a aussi indiqué que "la voie de la désescalade est étroite mais plus que jamais nécessaire et que le moment était venu pour l'Iran de la prendre" et également jugé "urgent" de rétablir la sécurité dans la région. Sans mentionner l'accord sur le nucléaire iranien, de plus en plus fragilisé. Emmanuel Macron devrait rencontrer de nouveau Donald Trump mardi.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a de son côté appelé à négocier un accord nucléaire avec l'Iran "meilleur" que celui de 2015, rejeté par Donald Trump, et estimé que le président américain était le mieux placé pour le faire. "Faisons un meilleur accord", a déclaré le dirigeant britannique dans une interview à la chaîne américaine NBC. "Je crois qu'il y a un type qui peut arriver à un meilleur accord... et c'est le président des États-Unis. Faisons un accord Trump."

L'Iran a commencé à se désengager des limites fixées par l'accord de 2015 à son programme nucléaire en réaction aux sanctions américaines, et a menacé d'aller plus loin cet automne. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, c'est "l'incapacité" des Européens "à respecter leurs engagements sans la permission des États-Unis" qui a poussé Téhéran à prendre ces décisions.

Dans un tweet, il a appelé les Européens à "ne pas singer les demandes absurdes des États-Unis qui sont incompatibles avec le JCPOA". "Pas de nouvel accord avant que l'accord actuel soit respecté", a-t-il insisté.

Avec AFP et Reuters

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