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Macron appelle Rohani à renouer le dialogue avec les Américains, en marge de l'AG de l'ONU

Emmanuel Macron et Hassan Rohani lors de leur entretien, à New York, le 23 septembre 2019.
Emmanuel Macron et Hassan Rohani lors de leur entretien, à New York, le 23 septembre 2019. Ludovic Marin, AFP

Le président français, Emmanuel Macron, a rencontré son homologue iranien, Hassan Rohani, lundi soir, à New York, incitant ce dernier à profiter de la 74e Assemblée générale des Nations unies pour renouer le dialogue avec Donald Trump.

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Le président français Emmanuel Macron a tenté de déminer la crise dans le Golfe lors d’une entrevue de plus d’une heure et demie, lundi 23 septembre, à New York, avec son homologue iranien, Hassan Rohani.

Ces discussions interviennent peu après que Paris, Londres et Berlin ont accusé l’Iran d’être responsable de l’attaque contre les installations pétrolières saoudiennes du 14 septembre, tandis que les couloirs de la 74e Assemblée générale des Nations unies bruissent de rumeurs sur une éventuelle rencontre entre Hassan Rohani et le président américain, Donald Trump.

Emmanuel Macron a indiqué au leader iranien que "la voie de la désescalade était étroite mais plus que jamais nécessaire et que le moment était venu pour l'Iran de la prendre", selon un bref communiqué publié par l’Élysée. Il a également jugé "urgent" de rétablir la sécurité dans la région, sans toutefois mentionner l'accord sur le nucléaire iranien, dont la remise en cause par l’administration américaine a précipité la crise actuelle.

Pas besoin d’intermédiaire selon Trump

Donald Trump a notifié qu’il appréciait les efforts de son homologue français, mais qu'aucune rencontre n'était prévue "à ce stade" avec Hassan Rohani. "Nous n'avons pas besoin d'un médiateur", a ajouté le président américain en précisant que les Iraniens "savent qui appeler".

"Quelque chose peut se passer" à New York, avait espéré Emmanuel Macron dimanche, dans son avion en route vers les États-Unis, soulignant que Donald Trump était "capable de changer très vite les choses" s'il en prenait la décision.

Depuis le sommet du G7 à Biarritz, fin août, l'occupant de la Maison Blanche rêve à haute voix d'un tête-à-tête avec son homologue iranien qui lui offrirait un beau coup diplomatique, à un an de la présidentielle.

Mais les attaques du 14 septembre contre deux installations pétrolières saoudiennes ont provoqué un vif regain de tension et fait craindre une nouvelle escalade militaire dans la région.

Emmanuel Macron, "lucide", a d'ailleurs concédé qu'elles avaient éloigné la perspective d'une rencontre Trump-Rohani, sans totalement la faire disparaître.

Avec AFP, Reuters

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