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Aide pour les seniors: Larcher (LR) critique la "méthode verticale" de l'exécutif

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Paris (AFP)

Gérard Larcher, président LR du Sénat, a critiqué mercredi "la méthode verticale" de l'exécutif qui a projeté de supprimer une exonération de cotisations sociales de certains seniors pour l'emploi d'une aide à domicile avant de finalement renoncer.

L'annonce de cette mesure avait suscité la colère y compris dans les rangs de la majorité. Mais le Premier ministre Édouard Philippe a finalement annoncé que le gouvernement l'abandonnait.

"Ça illustre la méthode de l'exécutif, la méthode verticale", a déploré M. Larcher sur Europe 1 mercredi: "on décide un jour de réduire l'aide personnalisée au logement (APL) de 5 euros, on décide de désindexer les retraites, on décide de peser sur les retraités un peu plus..."

"Cette méthode, qui n'est plus supportée par une partie des Français, contribue à nourrir les peurs, les inquiétudes, les angoisses, le rejet, la perte de confiance dans la décision politique", a-t-il regretté.

Tout en reconnaissant que "cette verticalité n'a pas commencé non plus il y a quelques mois", il a estimé qu'"aujourd'hui il faut l'inverser".

"Vous ne trouvez pas terrible que parfois notre gouvernement soit dirigé par des technocrates de Bercy qui lancent des trucs sur les APL, sur nos seniors? Il faut casser le pouvoir de Bercy, ça tue la politique", a dénoncé l'eurodéputé EELV Yannick Jadot sur Cnews.

"Sans doute Emmanuel Macron a vu qu'il y avait des élections municipales dans six mois, il a choisi de faire machine arrière", a ironisé sur Radio classique Jordan Bardella, eurodéputé et vice-président du RN.

Le gouvernement, qui cherche des pistes d'économies pour financer les baisses d'impôts promises par Emmanuel Macron, envisageait de réserver l'exonération sociale accordée aux personnes âgées non dépendantes quand elles emploient une aide à domicile aux seuls seniors dépendants ou en situation de handicap.

Mais Edouard Philippe a dit mardi devant l'Assemblée nationale avoir "demandé à la ministre du Travail de renoncer à cette mesure", qui devait figurer dans le projet de loi de finances présenté vendredi.

Emmanuel Macron a assumé mardi soir avoir donné son feu vert au gouvernement pour qu'il renonce à raboter cette aide, reconnaissant un choix "pragmatique" sur une mesure "à l'impact négatif".

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