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Israël : le président charge Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, joue son avenir politique.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, joue son avenir politique. AFP, archive

Le président israélien Reuven Rivlin a demandé, mercredi soir, au Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu de tenter de former le prochain gouvernement. Ce dernier a demandé à son rival Benny Gantz de le rejoindre dans un cabinet d'union. En vain.

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Le président israélien Reuven Rivlin a chargé, mercredi 25 septembre, le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement et ainsi tenter de sortir le pays de l'impasse, les élections législatives n'ayant pas réussi à dégager une majorité claire.

"La responsabilité de former le prochain gouvernement sera donnée au Premier ministre et leader du Likoud Benjamin Netanyahu", a déclaré la présidence dans un communiqué. "Celui qui a le plus de chances c'est Netanyahu (...)", a expliqué plus tard dans la soirée Reuven Rivlin lors d'une conférence de presse aux côtés de Benjamin Netanyahu.

Le président de l’État hébreu avait rencontré lundi Benjamin Netanyahu et son rival Benny Gantz, arrivés presque ex-aequo aux législatives du 17 septembre, et les avait encouragés à discuter de la formation d'un "gouvernement d'union".

Gantz refuse d'entrer dans un gouvernement dirigé par "Bibi"

Le Premier ministre sortant a demandé, mercredi soir, à Benny Gantz de le rejoindre dans un cabinet d'union. "Je pense que nous devons former un gouvernement d'union ensemble", a déclaré Benjamin Netanyahu à l'attention de l'ancien chef d'état-major, en évoquant une "direction commune et égalitaire" dans un gouvernement "d'union nationale élargi".

Benny Gantz a immédiatement refusé cette proposition. "Le parti Bleu-blanc que je dirige n'acceptera pas de siéger dans un gouvernement dans lequel son chef est sous le coup d'un grave acte d'accusation", a-t-il déclaré sur sa page Facebook en référence à Benjamin Netanyahu cité dans des affaires de "fraudes" et "malversations".

Avec ses alliés de droite et des partis religieux, le chef du Likud compte pour l'instant 55 soutiens sur les 120 du Parlement et le centriste Benny Gantz, avec le ralliement des partis de gauche et majoritairement arabes, ne rassemble que 54 députés.

Aucun n'est parvenu pour l'instant à obtenir le soutien de 61 députés, seuil de la majorité absolue au Parlement israélien, d'où l'appel du président à ce "gouvernement d'union" et les discussions depuis lundi entre les deux camps arrivés en tête.

Chefs respectivement des partis Likoud (droite) et Bleu-blanc (centre), Benjamin Netanyahu et Benny Gantz étaient déjà réunis mercredi en soirée à la résidence du président Rivlin pour leur faire part de l'état de leurs pourparlers, a confirmé la présidence à l'AFP.

Benjamin Netanyahu joue son avenir

Le plus pérenne des Premiers ministres israéliens, avec 13 années à la tête du gouvernement – dont les dix dernières sans discontinuer –, doit être entendu début octobre pour répondre d'accusations de "corruption", "fraude" et "abus de confiance" dans trois affaires.

S'il réussit à se maintenir à son poste en parvenant à former un gouvernement, il ne sera contraint de démissionner que s'il est condamné et que toutes les voies de recours auront été épuisées. En revanche, un ministre en Israël peut être forcé de démissionner dès sa mise en examen

Benjamin Netanyahu avait déjà joué son va-tout en avril dernier, lors d'un premier scrutin qui n'avait débouché sur aucun gouvernement. Il avait alors préféré rappeler les Israéliens aux urnes moins de six mois plus tard, dans l'espoir de réunir une coalition.

La société israélienne semble profondément divisée entre les partisans du "roi Bibi" et ceux qui veulent tout faire pour le voir céder la place.

Les résultats définitifs présentés mercredi divergent légèrement des estimations, octroyant un siège supplémentaire au Likoud, à 32 députés, aux dépens du parti juif ultra-orthodoxe ashkénaze ("Judaïsme unifié de la Torah") qui n'a plus que sept représentants désormais au Parlement.

Cet échange de sièges ne change cependant rien à l'équilibre des deux blocs Likoud/Bleu-blanc.

Avec AFP

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