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À l'ONU, Jair Bolsonaro fustige Emmanuel Macron, le chef Raoni et les médias

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, lors de son discours à la tribune de l'ONU, le 24 septembre 2019, à l'ONU.
Le président brésilien, Jair Bolsonaro, lors de son discours à la tribune de l'ONU, le 24 septembre 2019, à l'ONU. Johannes Eisele, AFP

À l'occasion de sa première intervention à l'ONU, mardi, le président brésilien a rejeté toute intervention internationale en Amazonie et mis en garde Emmanuel Macron. Le cacique Roani et les médias ont également reçu leur volée de bois vert.

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Le ton était offensif. Devant les chefs d'État du monde entier, le président brésilien Jair Bolsonaro, a défendu durant 30 minutes, la souveraineté du Brésil et ses premiers mois à la tête du pays.

Le président d'extrême-droite, climatosceptique notoire, est revenu sur les incendies qui ravagent l'Amazonie. Alors qu'Emmanuel Macron en avait fait une priorité au sommet du G7 à Biarritz, en août dernier, Jair Bolsonaro a rejeté toute volonté d'intervention internationale. "Il est faux de dire que l'Amazonie appartient au patrimoine de l'humanité, et c'est une erreur des scientifiques de dire que notre forêt est le poumon de la planète", a-t-il déclaré avant d'ajouter que l'Amazonie n'était aujourd'hui pas détruite par les flammes "comme les médias voudraient le faire croire."

La France visée

Jair Bolsonaro a ensuite qualifié d'"absurde" les propositions du président français pour protéger l'Amazonie y compris en lui conférant un "statut international".

"Un des pays a osé suggérer, lors de la dernière réunion du G7, d'appliquer des sanctions au Brésil, sans même consulter le Brésil", a-t-il lancé, visant implicitement la France. Le président brésilien a alors remercié "les pays qui ont refusé d'aller de l'avant sur cette proposition stupide (...) en particulier le président Donald Trump".

En effet, à la suite du G7, le Brésil s'était trouvé sous forte pression internationale, Le gouvernement brésilien avait alors reçu l'appui des États-Unis, Donald Trump lui ayant assuré son "soutien sans réserve". À l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain a d'ailleurs déclaré, "l'avenir n'appartient pas aux mondialistes. L'avenir appartient aux patriotes."

"Si on veut avoir un discours responsable, on ne peut pas nier la réalité", a réagi, lors d'une conférence de presse, Emmanuel Macron qui assure n'avoir "jamais remis en cause" la souveraineté du Brésil.

"Je ne soutiendrai jamais un dirigeant qui remet en cause les faits scientifiques, les rapports d'experts, qui décide de se séparer de ses experts quand ils n'écrivent pas ce qu'ils veulent, ça, je pense n'est pas sérieux", a-t-il ajouté en réponse aux propos du président brésilien.

Raoni "instrumentalisé"

Le cacique Raoni, chef de la tribu Kayapo et figure de la lutte contre la déforestation en Amazonie a lui aussi reçu une volée de bois vert.

Alors que ce dernier avait été reçu par Emmanuel Macron en marge du sommet du G7, Jair Bolsonaro l'a accusé d'être manipulé par l'étranger.

"Très souvent, certains leaders indigènes, comme le cacique Raoni, sont instrumentalisés par des gouvernements étrangers dans la guerre de l'information qu'ils mènent pour faire avancer leurs intérêts en Amazonie", a-t-il affirmé, ajoutant, "le monopole de Raoni sur l'Amazonie est terminé".

Lors de son discours à la tribune, une vingtaine de manifestants protestaient à proximité de l'ONU, à New York, agitant une poupée géante à son effigie et des panneaux le qualifiant notamment de "menteur" et de "menace pour la Terre".

Avec AFP

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