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Boris Johnson s'apprête à vivre une séance houleuse à la Chambre des Communes

Boris Johnson s'exprimera devant la Chambre des Communes sur la décision de la Cour suprême, le 25 septembre 2019, jour de rentrée parlementaire.
Boris Johnson s'exprimera devant la Chambre des Communes sur la décision de la Cour suprême, le 25 septembre 2019, jour de rentrée parlementaire.

Au lendemain de la décision de la Cour suprême de juger "illégale" la suspension du Parlement, qu'il a décrétée début septembre, Boris Johnson a écourté son déplacement à l'ONU, mercredi, pour s'exprimer devant la Chambre des communes.

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Les députés britanniques ont repris leurs travaux mercredi 25 septembre à 12h30 et Boris Johnson devrait s’exprimer devant eux dans l’après-midi, a indiqué sa porte-parole. Une intervention qui devrait essentiellement porter sur la décision de la Cour suprême qui, la veille, a jugé "illégale" la suspension du Parlement décrétée par le Premier ministre trois semaines auparavant.

Écourtant son déplacement à New York, où il participait à l'Assemblée générale de l'ONU, Boris Johnson est rentré à Londres pour s'exprimer devant les députés après avoir rejeté les appels à sa démission lancés à la suite du jugement de la Cour suprême.

Confronté à la perte de sa majorité parlementaire et une série de défaites lors de votes successifs sur le Brexit, le Premier ministre britannique avait décidé, début septembre, de geler pour cinq semaines les débats à la Chambre des communes. À l'unanimité, la Cour suprême du Royaume-Uni estimé que cette requête était dépourvue de toute justification et qu'elle était donc nulle et non avenue.

>> À lire : Rentrée parlementaire sous tension en vue au Royaume-Uni

"Pression bien plus grande"

En raison de ce bouleversement de calendrier de dernière minute, et contrairement à un mercredi habituel à la Chambre des communes, il n'y aura pas de séance de questions au Premier ministre à midi, a expliqué John Bercow, le président de la chambre basse. Il pourra toutefois y avoir des déclarations ministérielles ainsi que des questions et des débats d'urgence.

Le Premier ministre est désormais "soumis à une pression bien plus grande" estime Robert Craig, professeur de droit constitutionnel à la London School of Economics. Selon lui, "il peut y avoir une motion de censure ou des lois adoptées pour le contraindre à faire certaines choses".

Pour ce qui est du terrain diplomatique, Boris Johnson répète avoir bon espoir de pouvoir conclure un accord de divorce avec Bruxelles, même si les dirigeants européens sont loin de partager son optimisme.

Avec Reuters

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