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Brexit : rentrée parlementaire sous tension en vue au Royaume-Uni

Le Parlement britannique fait sa rentrée mercredi 25 septembre 2019.
Le Parlement britannique fait sa rentrée mercredi 25 septembre 2019. Adrian Dennis, AFP

Le parlement britannique reprend ses activités, mercredi, après le revers de la Cour suprême infligé au Premier ministre, Boris Johnson. Ce dernier, acculé, avait suspendu l'institution jusqu'à mi-octobre, à deux semaines de la date prévue du Brexit.

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Les députés britanniques font leur rentrée, mercredi 25 septembre, au lendemain de l'arrêt historique de la Cour suprême qui a jugé "illégale" la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement à l'approche du Brexit. Ce revers cuisant a porté un grave coup à l'autorité du Premier ministre et déclenché de nombreux appels à sa démission.

Boris Johnson revient de son côté d'un déplacement à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies, où il a donné, mardi soir, un discours décousu sur l’intelligence artificielle. Sous les rires du public, il a évoqué les dangers des nouvelles technologies qui pourraient apporter "poulets sans pattes" et villes aseptisées comme "une pharmacie zurichoise".

Pour James André, chroniqueur international à France 24, "c’est un Boris Johnson en très grande difficulté" qui est apparu à la tribune de l’ONU : "Il n’a fait qu’une seule référence au Brexit, c’était en parlant du mythe de Prométhée. Il n’a finalement donné aucun détail sur la politique intérieure ou d'ailleurs extérieure de la Grande-Bretagne post-Brexit."

"Boris Johnson est réellement en difficulté"

Alors que les députés reprennent le chemin de la Chambre des Communes dès mercredi 11 h 30 (10 h 30 GMT), "il y a de fortes chances que les parlementaires en profitent pour faire passer des lois avant même que Boris Johnson ne soit revenu à Londres", note James André.

Boris Johnson en difficulté

Il n'y aura pas de séance de questions au Premier ministre, a en effet expliqué le président de la Chambre des Communes, John Bercow. Toutefois, il pourra y avoir des déclarations ministérielles ainsi que des questions et des débats d'urgence, a précisé ce dernier. "Les citoyens du Royaume-Uni sont en droit de s'attendre à ce que le Parlement s'acquitte de ses fonctions essentielles, qu'il soit en mesure de contrôler l'exécutif, de demander des comptes aux ministres et de légiférer s'il le souhaite", a-t-il détaillé.

Boris Johnson a fait part de sa décision de respecter la décision de la Cour suprême, même s'il n'est "pas du tout d'accord". Il compte "aller de l'avant" et faire sortir le Royaume-Uni de l'UE "coûte que coûte" le 31 octobre.

"Il est réellement en difficulté, analyse James André. Il a dit qu’il ne démissionnerait pas malgré les appels en ce sens. Il sera obligé de se rendre au sommet européen des 16 et 17 octobre, où il tentera de négocier un nouvel accord. Soit il y arrive, soit il rentre à Londres avec un Brexit dur sans accord. Le Parlement britannique votera alors soit sur le nouvel accord soit sur le non-accord. Dans ce dernier cas, il y a fort à parier que les parlementaires s'opposeront à une sortie sans accord. Boris Johnson sera alors tenu par la loi de demander une extension du délai de Brexit à l'Union européenne au 31 janvier. Or, il a juré de ne pas le faire..."

Avec AFP

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