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RUGBY

Mondial de rugby : Berchesi-Ormaechea, la "bromance" de l'Uruguay

Felipe Berchesi, l'ouvreur de l'Uruguay et de l'US Dax.
Felipe Berchesi, l'ouvreur de l'Uruguay et de l'US Dax. Charly Triballeau, AFP
5 mn

Victorieux contre toute attente des Fidji, l'Uruguay a débuté idéalement sa Coupe du monde de rugby. Les Teros, qui abritent quelques vrais talents et une belle histoire d'amitié en charnière, celle de Berchesi et Ormaechea.

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Rivaux en club, mais amis à la ville et coéquipiers en sélection... Le demi de mêlée de Mont-de-Marsan Agustin Ormaechea et l'ouvreur de Dax Felipe Berchesi vivent au Japon leur deuxième Mondial avec l'Uruguay. Ensemble, comme d'habitude, mais cette fois avec à la clé un magnifique succès face aux Fidji, le premier de l'Uruguay en Coupe du monde depuis 2003.

Depuis 28 ans, ils sont quasi inséparables : nés à un mois d'écart, Ormaechea et Berchesi ont grandi dans le même quartier de Montevideo, fréquentant la même école et le même club de rugby, le prestigieux Carrasco Polo, gravissant les échelons en sélection de jeunes et à 7... jusqu'à se retrouver dans les Landes, à une petite quarantaine de kilomètres l'un de l'autre.

"C'est mon ami de toute la vie : il habitait en face de chez moi, on est voisins depuis qu'on a 2-3 ans. On a passé toute notre vie ensemble", explique ainsi Ormaechea, entré en fin de match. "On est comme des frères, on se voit presque toutes les semaines. Même à l'autre bout du monde, on reste très proches", abonde Berchesi, buteur attitré de la sélection.

En dehors du terrain, les deux hommes ne se quittent d'ailleurs jamais. Désormais tous deux installés dans le sud de la France, quand l'équipe de l'un n'a pas de match, il va voir l'autre jouer. Et vice-versa. Ils partagent aussi régulièrement des "asados", ces fameuses grillades dont les Sud-Américains raffolent, un maté ou une balade en bord de mer.

Et cette complicité ne peut être qu'un avantage pour les "Teros", qui disputent au Japon le quatrième Mondial de leur histoire. "Je sais quand il va passer le ballon, quand il va le garder... On se connaît par cœur", raconte ainsi Berchesi, meilleur réalisateur de son pays.

"On joue 9 et 10, ça aide beaucoup, cette connexion. Je sais ce qu'il veut, ce dont il a besoin. Il suffit, des fois, d'un regard ou d'un geste et on sait", ajoute Ormaechea.

Une affaire de famille

Et tant pis si les deux joueurs évoluent dans des clubs dont la rivalité locale est bien ancrée en eux. Ormaechea et Berchesi se sont affrontés à plusieurs reprises et "c'était très très bizarre", de l'avis même du benjamin. "J'ai l'habitude de jouer avec lui. C'est vraiment particulier", se souvient le "Dacquois".

"On se serait cru à l'entraînement. C'est la seule fois où on se retrouve l'un en face de l'autre. Avant le match, il me chambre : 'Si je cligne de l'œil, tu me laisses passer, hein ?' Mais ça, c'est hors de question !", sourit-il.

Au Japon, les deux hommes évoluent à nouveau du même côté. Cela permettra peut-être à Ormaechea d'éviter un nouveau carton rouge, comme celui récolté face aux Fidji en 2015.

"On a tous les deux un fort caractère. Il n'y a que moi qu'il écoute, j'arrive à le gérer un peu... On ne peut pas se permettre de perdre un joueur comme lui", assure Berchesi. "C'est capital de se connaître, on sait comment on va réagir l'un et l'autre. On sait comment on peut se parler, ce qu'on peut se permettre de dire."

Car le rugby, en Uruguay, est une histoire de famille : Ormaechea, dont le frère Juan Diego est aussi au Japon, est le fils de la légende Diego, qui a participé en 1999 au premier Mondial de l'Uruguay avant d'en devenir un temps le sélectionneur. Vingt ans plus tard, ces histoires d'amis et de famille ont mené l'Uruguay au succès le plus retentissant de son histoire en Coupe du monde.

Avec AFP

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