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Australie : la Nouvelle-Galles du Sud, dernier État australien à dépénaliser l'avortement

Manifestation opposant des militants "pro-vie" et "pro-choix" devant le Parlement de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney le 6 août 2019.
Manifestation opposant des militants "pro-vie" et "pro-choix" devant le Parlement de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney le 6 août 2019. Saeed Khan, AFP

La Nouvelle-Galles du Sud est devenue, jeudi, l'ultime État australien à dépénaliser l'avortement. Une nouvelle loi adoptée après des mois de débats et de manifestations opposant les mouvements "pro-vie" et "pro-choix".

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Il aura fallu en passer par des semaines de débats houleux. En Australie, la Nouvelle-Galles du Sud est devenue, jeudi 26 septembre, le dernier État à dépénaliser l’avortement en abolissant une loi vieille de 119 ans.

Datant de 1900, le texte en question prévoyait des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison pour les femmes ayant recours à l’avortement, et les médecins pratiquant une interruption volontaire de grossesse (IVG).

La dépénalisation était en débat depuis plusieurs mois devant le Parlement de l’État, mais son vote avait été retardé par l’activisme d’un petit groupe d’élus conservateurs du Parti libéral au pouvoir qui s’étaient rebellés contre les consignes de leurs responsables.

Manifestations passionnées

Le vote de jeudi a été applaudi par les personnes se battant pour la possibilité de choisir, les "pro-choix", à l’issue d’un débat éreintant ponctué de manifestations passionnées avec les "pro-vie", défendant le droit à la vie et farouchement opposés à l’avortement.

Alex Greenwich, élu indépendant de Sydney à l'origine du projet de loi, s'est dit "désolé du fait qu'il ait fallu attendre si longtemps" pour obtenir la dépénalisation.

"J'exprime ma profonde gratitude à l'égard de mes collègues au Parlement et des militants dévoués des droits des femmes qui se sont battus pendant des décennies", a déclaré dans un communiqué celui qui a également été coprésident de la Campagne pour l’Égalité ayant permis l’adoption de la loi sur le mariage gay en Australie, en 2017.

Jusqu'à 22 semaines de grossesse

Depuis la légalisation de l’avortement dans le Queensland (nord-est), en octobre 2018, la Nouvelle-Galles du Sud, État le plus peuplé du pays, était le seul territoire où l'avortement restait illégal même si la loi était rarement appliquée.

Plusieurs jurisprudences étaient venues réduire la portée du texte depuis les années 1970, en considérant notamment que l'avortement était possible avec avis d'un médecin si la santé de la mère était en jeu.

La nouvelle loi, votée jeudi, autorise désormais l'avortement jusqu'à 22 semaines de grossesse. Au-delà de ce délai, il faudra un avis favorable de deux médecins. Ce texte punit toutefois de sept ans d'emprisonnement la réalisation d'une IVG par une personne non habilitée.

L'an dernier, l'État qui a Sydney pour capitale avait déjà imposé une interdiction de manifester autour des cliniques et hôpitaux réalisant des avortements, afin de réduire le pouvoir de nuisance et de harcèlement des associations opposées à l'IVG.

Avec AFP

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