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Menaces d'"impeachment" : les ennuis s'accumulent pour Donald Trump

Donald Trump atterrit à la base militaire d'Andrews, jeudi 26 septembre.
Donald Trump atterrit à la base militaire d'Andrews, jeudi 26 septembre. Jonathan Ernst, Reuters

Non seulement le président américain a demandé l'aide de Kiev pour enquêter sur son rival Joe Biden, mais la Maison Blanche a tenté de le couvrir, selon la plainte du lanceur d'alerte publiée jeudi. La menace d'"impeachment" se rapproche.

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Le retour à Washington, dans la soirée de jeudi 26 septembre, a dû être difficile pour Donald Trump. La plainte du lanceur d'alerte, dont le contenu caviardé a été rendu public dans la matinée, n'arrange pas les affaires du président américain menacé d'"impeachment" par la Chambre des représentants.

Le document d'une dizaine de pages commence par des termes accablants pour le chef de l'État, accusé "d'utiliser son pouvoir afin de solliciter l'interférence d'un pays étranger dans l'élection américaine de 2020. Cette interférence inclut, parmi d'autres choses, le fait de faire pression sur un pays étranger afin qu'il enquête sur l'un des principaux rivaux politiques du président."

Ces informations étaient déjà connues du public depuis la publication, mercredi, du mémo de la conversation téléphonique dans laquelle Donald Trump demande au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d'enquêter sur son rival, le démocrate Joe Biden. Mais elles s'accompagnent d'une autre accusation sévère : les avocats de la Maison Blanche, conscients de la "gravité" de la conversation, auraient cherché à couvrir le président.

Archives verrouillées

Comment ? En verrouillant "toutes les archives liées à l'appel téléphonique", notamment en ordonnant de les stocker dans un "système électronique distinct" de celui utilisé d'habitude. "Une manœuvre pour étouffer" le scandale, selon la chef démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, en première ligne dans l'enquête pour "impeachment".

La plainte met aussi en cause Rudy Giuliani, l'avocat personnel du président, qui aurait tenté de faire pression sur l'entourage de Volodymyr Zelensky après le coup de fil du 25 juillet. Mike Pence, le vice-président, ainsi que William Barr, le ministre de la Justice, ne sont pas épargnés par le lanceur d'alerte.

Le New York Times croit savoir que ce dernier est un agent de la CIA qui fut un temps détaché à la Maison Blanche. Ses avocats sont furieux contre le journal, qu'ils accusent de mettre en danger leur client.

Les déclarations de Donald Trump, jeudi, n'ont pas dû les rassurer. Lors d'un échange privé enregistré à son insu à New York, le président américain insinué que la demi-douzaine de responsables qui, à la Maison Blanche, ont transmis des informations au lanceur d'alerte, sont "proches d'un espion" qui méritent la peine capitale : "Vous savez ce qu'on faisait au bon vieux temps (...) en cas de trahison par des espions ? On traitait ça un peu différemment d'aujourd'hui..."

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