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La Station spatiale internationale accueille son tout premier astronaute émirati

La tour Burj Khalifa, tour la plus haute du monde, s'est parée d'une photo de l'astronaute Hazza Al Mansouri à l'occasion de son départ pour l'ISS, le 25 septembre 2019.
La tour Burj Khalifa, tour la plus haute du monde, s'est parée d'une photo de l'astronaute Hazza Al Mansouri à l'occasion de son départ pour l'ISS, le 25 septembre 2019. Karim Sahib, AFP

À l'issue d'un vol de six heures, Hazza Al Mansouri est arrivé jeudi à bord de l'ISS, devenant le tout premier astronaute émirati à y pénétrer.

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Il est le tout premier citoyen des Émirats arabes unis à voyager dans l’espace. Hazza Al Mansouri est entré dans l’Histoire, jeudi 26 septembre au matin, en pénétrant dans la Station spatiale internationale (ISS) aux côtés de deux autres astronautes.

Il avait décollé la veille dans un vaisseau Soyouz MS-15 en compagnie de l’Américaine Jessica Meir et du Russe Oleg Skripotchka, pour un voyage interstellaire de six heures. Jeudi, ils ont été accueillis à bord de l’ISS par six membres déjà présents "pour une cérémonie d’accueil joyeuse", a indiqué la Nasa sur Twitter dans un message accompagné d’une vidéo.

À 35 ans, Hazza Al Mansouri permet aux Émirats d'intégrer le petit club des pays arabes ayant envoyé un homme dans l'espace, devancés par l'Arabie saoudite en 1985 et la Syrie en 1987.

Ce pilote de chasse devient surtout le premier astronaute d'un pays arabe à entrer dans l'ISS. Hazza Al Mansouri, dont la participation à ce vol n'a été confirmée que très tardivement, a partagé son "réel honneur" de participer à cette mission, qui provoque une immense ferveur aux Émirats.

"Sentiment de joie et de sidération"

Au cours de la traditionnelle conférence de presse organisée la veille du décollage, l’astronaute émirati a expliqué que son ambition était de "faire que cette mission soit réussie et revenir avec beaucoup de connaissances".

"Le rêve est devenu réalité", a-t-il ajouté, précisant qu'il retransmettrait et partagerait ses prières quotidiennes avec la Terre.

"Quelques heures avant le vol et je suis rempli d'un indescriptible sentiment de joie et de sidération", a-t-il écrit sur Twitter avant le grand départ. "Aujourd'hui, je porte les rêves et les ambitions de mon pays à une toute autre dimension."

Sélectionné parmi 4 022 candidats, Hazza Al Mansouri n'a appris qu'en septembre 2018 qu'il ferait partie de l'aventure. S'il doit procéder à quelques expériences scientifiques, il emporte aussi avec lui trente graines d'un arbre typique des Émirats qui seront plantés à travers le pays à son retour.

À Dubaï, la tour Burj Khalifa – la plus grande du monde – s'est illuminée avec le portrait de l'astronaute au moment du décollage, mercredi.

Huit jours à bord de l'ISS

Il s'agissait du dernier décollage depuis l'aire de lancement "Gagarine", celle d'où était parti le premier vol habité dans l'espace en 1961 avec à son bord Iouri Gagarine.

Aux côtés de Hazza Al Mansouri, Jessica Meir, biologiste de 42 ans, découvre, elle aussi, l'espace. Oleg Skripotchka, en revanche, a une longue expérience. Cet ingénieur a déjà participé à deux missions sur l'ISS, la première en octobre 2010, et a passé au total pas moins de 331 jours dans l'espace.

La Station spatiale internationale est un rare exemple de coopération entre la Russie et les États-Unis dans un contexte de tensions sans précédent depuis la Guerre froide. Seize pays participent à l'ISS, qui a coûté au total 100 milliards de dollars, une somme payée en majeure partie par les États-Unis et par la Russie.

L'arrivée des trois astronautes porte à neuf le nombre d'occupants de la station orbitale, un record depuis septembre 2015. Hazza Al Mansouri n’y restera toutefois que huit jours. Son retour est prévu le 3 octobre.

Avec AFP

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