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Nouvelle réduction draconienne du quota de réfugiés aux États-Unis

Des réfugiées dans un centre de Portland, dans l'Oregon, le 25 juin 2019.
Des réfugiées dans un centre de Portland, dans l'Oregon, le 25 juin 2019. Johannes Eisele, AFP

Seulement 18 000 réfugiés seront acceptés aux États-Unis en 2020 dans le cadre de la politique de réinstallation du pays, contre 30 000 cette année, a annoncé jeudi le département d'État. C'est un nouveau plus bas historique.

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Le quota de réfugiés accueillis aux États-Unis dans le cadre de leur politique de réinstallation a encore dégringolé, a annoncé l'administration jeudi 26 septembre. Seulement 18 000 réfugiés seront acceptés en 2020 contre 30 000 cette année et près de 85 000 en 2016. Ce quota doit maintenant être discuté avec le Congrès avant d'être, sauf énorme surprise, confirmé par le président Donald Trump.

"Le poids sous lequel croule actuellement le système d'immigration américain doit être allégé avant que les États-Unis puissent de nouveau réinstaller un grand nombre de réfugiés", a déclaré le département d'État américain.

C'est un nouveau plus bas historique depuis que ce programme de réinstallation a été créé en 1980. Cette politique concerne des réfugiés sélectionnés par les agences de sécurité et de renseignement américaines dans les camps de l'ONU à travers le monde pour être réinstallés aux États-Unis, essentiellement parmi les plus vulnérables comme les personnes âgées, les veuves et les handicapés.

"Sécurité nationale"

"Notre quotas de réfugiés doit aussi prendre en compte nos intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère", a estimé le département d'État. "Ces dernières années, les forces de l'ordre ont appréhendé des terroristes présumés passés par notre programme pour les réfugiés", a-t-il affirmé.

"En outre, afin de servir les intérêts de la politique étrangère des États-Unis, la proposition de réinstallation de réfugiés" pour l'année budgétaire 2020 "prévoit des quotas spécifiques pour les personnes persécutées pour leur foi religieuse, pour des Irakiens mis en danger en raison de leur assistance aux États-Unis, et des réfugiés légitimes des pays du Triangle du Nord" qui comprend le Salvador, le Guatemala et le Honduras.

Le gouvernement prévoit de recevoir en tout plus de 368 000 nouveaux réfugiés et demandes d'asiles en 2020, parmi lesquels les 18 000 personnes "réinstallées". Mais seule une petite partie de ces personnes se voient in fine octroyer le statut de réfugié.

"C'est un jour très triste pour l'Amérique"

"C'est un jour très triste pour l'Amérique", a réagi le président de l'organisation non gouvernementale International Rescue Committee, David Miliband. "C'est un nouveau coup porté au leadership américain dans la protection des personnes les plus vulnérables de la planète", a-t-il ajouté, évoquant une décision "sans fondement et non nécessaire qui nuit aux intérêts de l'Amérique et ternit ses valeurs".

Refugees International a aussi dénoncé un "triste constat pour le leadership américain". "Je me trouve actuellement en Colombie où quelque 5 000 Vénézuéliens cherchent refuge chaque jour", a dit le président de cette organisation humanitaire, Eric Schwartz, dans un communiqué. "Ce que le président Trump dit trouver difficile à faire pour les États-Unis, c'est-à-dire accueillir 18 000 personnes en un an, la Colombie le fait tous les quatre jours."

Avec AFP

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