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Le pétrolier immobilisé par l'Iran en juillet reprend la mer

Le pétrolier Stena Impero ancré au large de la ville portuaire iranienne de Bandar Abbas, le 22 juillet 2019.
Le pétrolier Stena Impero ancré au large de la ville portuaire iranienne de Bandar Abbas, le 22 juillet 2019. Irib, AFP

Saisi par l'Iran depuis juillet dans le détroit d'Ormuz, le tanker britannique Stena Impero a commencé, vendredi, à prendre la mer en direction des eaux internationales du Golfe.

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Le pétrolier britannique Stena Impero, saisi par l'Iran en juillet dans le détroit d'Ormuz, a commencé à quitter, vendredi 27 septembre, les eaux territoriales de l'Iran, ont annoncé les autorités maritimes dans la province iranienne d'Hormozgan. "Le Stena Impero a commencé à prendre la mer vers 9 h locales (5 h 30 GMT) en direction des eaux internationales du Golfe persique", ont affirmé les autorités maritimes d'Hormozgan sur leur site.

Mais malgré l'autorisation de partir, "le dossier judiciaire du navire reste ouvert". Le propriétaire suédois du pétrolier a plus tôt affirmé que le navire, qui bat pavillon britannique, se préparait à partir après avoir obtenu l'autorisation finale des autorités iraniennes.

Le tanker de 183 mètres, arraisonné le 19 juillet par les gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, avait été conduit dans le port iranien de Bandar Abbas avec un équipage de 23 personnes à bord. Sept d'entre elles ont été libérées le 4 septembre. Les autorités iraniennes ont accusé ce pétrolier d'avoir ignoré des appels de détresse et d'avoir éteint son transpondeur après être entré en collision avec un bateau de pêche.

>> À lire aussi : Un pétrolier britannique retenu en Iran après avoir été arraisonné dans le détroit d'Ormuz

Cette saisie était intervenue quelques heures après l'annonce par le tribunal de Gibraltar de la prolongation de la saisie du Grace 1, pétrolier iranien arraisonné le 4 juillet par la police et les douanes de ce territoire britannique situé à l'extrême sud de l'Espagne. L'Iran a nié qu'il s'agisse de représailles.

Du pétrole livré en Syrie, selon Londres

Après avoir été autorisé à repartir le 15 août, ce pétrolier - renommé Adrian Darya 1 - avait quitté Gibraltar le 18, sous pavillon iranien, malgré une demande de dernière minute des États-Unis de prolonger l'immobilisation du navire, qui a fini par être placé sur la liste noire de Washington.

Le gouvernement de Gibraltar et les États-Unis disaient soupçonner la cargaison d'être destinée à la Syrie, cible depuis le début du conflit en 2011 de sanctions qui touchent son secteur pétrolier. Téhéran n'a pas officiellement dévoilé la destination du tanker, mais a nié qu'il se rendait en Syrie.

Le 10 septembre, Londres a accusé l'Iran d'avoir manqué à sa parole en livrant le pétrole en Syrie.

Avec AFP

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