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Le prince héritier saoudien assume la responsabilité du meurtre de Jamal Khashoggi

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à Jeddah, le 18 septembre 2019.
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à Jeddah, le 18 septembre 2019. Mandel Ngan, AFP

Pour la première fois, Mohammed ben Salmane dit assumer, dans un documentaire dont la diffusion est prévue le 1er octobre, "toute la responsabilité" dans le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Il dément toutefois être le commanditaire.

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Le prince Mohammed ben Salmane, héritier du trône en Arabie saoudite, a admis pour la première fois porter la responsabilité du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

"C'est arrivé sous ma direction. J'assume toute la responsabilité, parce que c'est arrivé sous ma direction", dit le prince dans un documentaire dont la chaîne PBS a dévoilé un extrait avant sa diffusion, le 1er octobre, à la veille du premier anniversaire de la mort du dissident saoudien.

La CIA et plusieurs pays occidentaux considèrent le prince héritier comme le commanditaire du meurtre, ce que Riyad a jusqu'ici démenti. L'assassinat a soulevé une vague d'indignation et Mohamed ben Salmane n'a effectué depuis aucun déplacement aux États-Unis ni en Europe.

"Manœuvre politique"

Après de multiples déclarations contradictoires, les autorités saoudiennes ont reconnu que Jamal Khashoggi, qui s'était exilé aux États-Unis, avait été tué et démembré par des agents saoudiens ayant agi, selon elles, de leur propre initiative.

Onze suspects doivent être jugés dans le cadre d'une procédure tenue secrète, mais seules quelques audiences ont eu lieu. Une commission d'enquête l'ONU a annoncé en juin détenir des preuves de l'implication personnelle du prince héritier.

>> À voir : Hatice Cengiz, fiancée de Khashoggi : "Je voudrais savoir qui a donné l'ordre de tuer Jamal"

La fiancée de Khashoggi, Hatice Cengiz, a réagi lors d'un événement en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. "En avouant cela, il prend également ses distances par rapport au meurtre de Jamal", a-t-elle déclaré, par l'intermédiaire d'un interprète. "Il dit que cela s'est passé sous sa direction mais il veut dire qu'il n'est pas impliqué dans ce crime. Sa déclaration est une pure manœuvre politique."

Avec Reuters

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