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Le Danois Mads Pedersen remporte les mondiaux de cyclisme

Le nouveau champion du monde de cyclisme Mads Pedersen à l’arrivée de la course à Harrogate en Angleterre, le 29 septembre 2019.
Le nouveau champion du monde de cyclisme Mads Pedersen à l’arrivée de la course à Harrogate en Angleterre, le 29 septembre 2019. Ben Stansall, AFP

Pour la première fois, un Danois, Mads Pedersen, a revêtu le maillot arc-en-ciel après une course de guerriers disputée dans des conditions dantesques.

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Contre toute attente, c’est le Danois Mads Pedersen qui a remporté la course élite messieurs des Championnats du monde de cyclisme sur route, dimanche, à Harrogate, en Angleterre.

Sous une pluie quasi-incessante, les surprises se sont multipliées au long d'une journée qui avait commencé par la décision de ramener la course à 261 kilomètres, une vingtaine de kilomètres en moins par rapport au programme initial. Assez, toutefois, pour que les coureurs terminent épuisés, rincés.

"C'était fou !", a commenté le tenant du titre, l'Espagnol Alejandro Valverde, l'un des nombreux coureurs qui ont renoncé en cours de route. Fou, fou, fou, comme le dénouement qui a souri à un jeune coureur de 23 ans qui n'en attendait pas tant.

"Tout le monde était à la limite", a expliqué Pedersen qui a devancé au sprint l'Italien Matteo Trentin et le Suisse Stefan Küng. "Après six heures et demie sur le vélo, tout peut arriver. C'est incroyable !" A l'image de cette course riche en coups de théâtre.

Les deux plus importants ont affecté les deux coureurs qui étaient les favoris au vu des conditions météo difficiles, le Belge Philippe Gilbert et le Néerlandais Mathieu van der Poel.

Gilbert a chuté à 125 kilomètres du terme, à l'entrée sur le circuit final. Le champion du monde 2012 a reçu ensuite l'aide de son cadet Remco Evenepoel mais n'a pu revenir sur le peloton.

La défaillance de van der Poel

Dans le dernier tour, van der Poel, qui a provoqué la sélection dans le peloton à 33 kilomètres de l'arrivée, a entrevu le maillot irisé. Celui que son grand-père maternel, l'ancien champion français Raymond Poulidor (trois fois médaillé entre 1964 et 1976), n'a jamais pu porter.

Le Néerlandais, prodigue de ses efforts, s'est retrouvé en position de force dans un groupe de tête fort de cinq coureurs. Mais il a essuyé une brutale défaillance à moins de 13 kilomètres de la ligne. Sans forces, victime d'une soudaine fringale, il a rallié l'arrivée à plus de dix minutes du vainqueur.

Tout plaidait alors pour la victoire de Trentin, candidat à un titre qui échappe à la "Squadra" depuis 2008. Présumé le plus rapide, l'Italien a même lancé le sprint aux 200 mètres. Contre toute attente, Pedersen l'a débordé dans les 50 derniers mètres.

"Tous les coureurs rêvent de ce maillot", a savouré le Danois, un jeune coureur qui a débuté en 2017 dans le WorldTour pour le compte de l'équipe américaine Trek.

D'un gabarit taillé pour les classiques flandriennes (1,79 m pour 70 kg), il n'a encore jamais participé au Tour de France. Avant son succès de Harrogate, il comptait 11 victoires à son palmarès mais son principal titre de gloire était la deuxième place acquise en 2018 dans le Tour des Flandres.

La pluie, longtemps omniprésente, a perturbé ce Mondial. Le parcours a été raccourci d'une vingtaine de kilomètres, avec deux côtes en moins dans la première partie, la fan-zone transformée en bourbier près de l'arrivée a été fermée et la retransmission TV a été réduite (pas d'image hélico avant la dernière heure, pas d'image moto pendant une heure et demie).

Avec AFP

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