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Large manifestation pour la libération des prisonniers politiques à Moscou

Des manifestants demandent la libération des militants emprisonnés à Moscou en Russie, le 29 septembre 2019.
Des manifestants demandent la libération des militants emprisonnés à Moscou en Russie, le 29 septembre 2019. Tatyana Makeyeva, Reuters

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue, dimanche à Moscou, pour exiger la libération des opposants politiques emprisonnés.

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Quelque 20 000 personnes, selon la police, se sont rassemblées dimanche à Moscou pour protester contre la répression policière visant le mouvement de contestation. Depuis mi-juillet, l’opposition a organisé plusieurs manifestations contre le Kremlin, accusé d'avoir faussé le scrutin municipal du 8 septembre.

Plusieurs activistes ont été arrêtés depuis juillet, et certains condamnés à des peines d'emprisonnement allant jusqu'à quatre ans. Ils protestaient contre l'exclusion de candidats de l'opposition russe des récentes élections locales.

Organisée par le Parti libertarien et soutenu par l'opposant Alexeï Navalny, la manifestation de dimanche a été autorisée par la municipalité de Moscou. Plusieurs dizaines de policiers encadraient la manifestation délimitée par des barrières métalliques. Les participants entendent faire pression sur l'exécutif russe pour obtenir la libération des opposants emprisonnés.

"Je suis ici non seulement pour moi, mais pour ceux qui ne peuvent pas être là ou avec leurs proches, ceux qui sont en prison ou ont déjà été condamnés à des peines de prison", a affirmé Lioubov Sobol, une alliée d'Alexeï Navalny, depuis une scène installée devant les manifestants.

De mi-juillet à fin août, des manifestations quasi hebdomadaires ont eu lieu à Moscou après l'interdiction faite à de nombreux candidats d'opposition de se présenter aux élections locales de septembre, marquées par le revers de candidats pro-Kremlin à Moscou. Il s'agissait du mouvement de contestation le plus important depuis le retour à la présidence de Vladimir Poutine en 2012.

La majorité des meetings n'ayant pas été autorisés, ils s'étaient soldés par environ 2 700 interpellations et des cas de violences policières.

Si la plupart des manifestants ont été rapidement libérés, une quinzaine d'entre eux ont été maintenus en détention plusieurs semaines. Six ont déjà été condamnés à des peines allant de deux à quatre ans de prison pour "violences" ou "violation des règles de manifestation".

Mi-septembre, l'opposition et plusieurs vedettes russes se sont notamment mobilisées pour la libération de Pavel Oustinov, un acteur condamné à trois ans et demi de prison pour avoir résisté à son arrestation lors d'un meeting fin juillet.

Début août, la justice a également ouvert une enquête pour "blanchiment" d'argent contre l'organisation de l'opposant Alexeï Navalny, qui a publié ces dernières années des enquêtes retentissantes dénonçant l'enrichissement de hauts fonctionnaires russes.

Dans le cadre de cette enquête, la police russe a procédé mi-septembre à plus de 200 perquisitions contre les équipes de Navalny dans une quarantaine de villes en Russie.

Avec AFP et Reuters

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