Accéder au contenu principal

Des centaines de saisines du CSA après la diffusion du discours d'Éric Zemmour sur LCI

Le polémiste Éric Zemmour prononçant un discours lors de la Convention de la droite à Paris, le 28 septembre 2019.
Le polémiste Éric Zemmour prononçant un discours lors de la Convention de la droite à Paris, le 28 septembre 2019. Sameer Al-Doumy, AFP

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a indiqué, lundi, avoir reçu près de 400 saisines liées à la diffusion, samedi, sur LCI du discours prononcé par Éric Zemmour lors de la Convention de la droite.

Publicité

Le discours n'est pas passé inaperçu. Plusieurs centaines de téléspectateurs ont saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) [instance de régulation de l'audiovisuel français] après la diffusion en intégralité, samedi 28 septembre, sur LCI de l'allocution particulièrement violente prononcée par Éric Zemmour lors de la Convention de la droite, dans laquelle il s'en est pris, entre autres, aux immigrés "colonisateurs" et à "l'islamisation de la rue". Au total, le CSA a indiqué, lundi 30 septembre, avoir reçu "près de 400" saisines liées à cette diffusion.

"Tous nos problèmes aggravés par l'immigration sont aggravés par l'islam", avait notamment affirmé samedi le polémiste, lors de cette réunion organisée à Paris par les proches de l'ancienne députée d'extrême droite, Marion Maréchal. Le discours  était donc intégralement retransmis sur LCI, la chaîne d'info du groupe TF1.

Celui qui a été condamné récemment [le 20 septembre] pour provocation à la haine raciale a également cité l'écrivain Renaud Camus, théoricien du "Grand remplacement" de la population blanche et chrétienne par une population immigrée musulmane et a ironisé sur les tenues de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, "sommet de la distinction française".

Des discours "nauséabonds"

Ces déclarations ont suscité un tollé, jusqu'au sein du gouvernement, le Premier ministre en personne, Édouard Philippe, condamnant des discours "nauséabonds et profondément contraires à l'idée que nous nous faisons de la France et de la République". L'ancien président François Hollande a quant à lui déploré lundi une trop grande "porosité" des médias à l'égard de l'extrême-droite et des thèses relayées par le polémiste.

"Éric Zemmour travaille dans des organes de presse et pas n'importe lesquels. Si l'on pense qu'il tient des propos qui dépassent toutes les limites et qui franchissent toutes les digues, il y a bien un moment où il faut prendre des responsabilités", a-t-il estimé sur France Inter.

Une "erreur d'appréciation"

La Société des journalistes de LCI a elle-même condamné cette démarche. "La SDJ se désolidarise de la décision de notre direction de diffuser en direct et en intégralité un discours d'Éric Zemmour, définitivement condamné pour provocation à la haine raciale le 17 septembre", avait-elle protesté sur Twitter.

LCI, qui avait diffusé le discours en direct, a reconnu une "erreur d'appréciation". "La diffusion du discours dans l'état n'était pas le format approprié pour notre chaîne", a indiqué dimanche la direction de la chaîne du groupe TF1 dans un communiqué. "Il y a bien eu contradiction et déconstruction des propos d'Éric Zemmour, mais c'était après-coup".

Avec AFP

>> À lire aussi sur France 24 : " 'Grand remplacement', l'idéologie qui inspire le terrorisme d'extrême droite"

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.