Accéder au contenu principal

L'avocat personnel de Donald Trump prié de coopérer à l'enquête ukrainienne

Rudy Giuliani le 20 novembre 2016 dans le golf de Donald Trump de Bedminster, dans le New Jersey.
Rudy Giuliani le 20 novembre 2016 dans le golf de Donald Trump de Bedminster, dans le New Jersey. Don Emmert, AFP

L'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, a reçu lundi une injonction du Congrès à livrer les documents en sa possession relatifs à l'affaire ukrainienne. Pendant ce temps-là, le président américain, menacé d'"impeachment", enrage.

Publicité

L’étau se resserre autour de Rudy Giuliani, bras droit du président américain menacé d’"impeachment". Les chefs démocrates de commissions parlementaires américaines ont exigé lundi 30 septembre de l'avocat personnel de Donald Trump qu'il leur livre des documents liés à l'affaire ukrainienne.

"Votre refus ou échec à respecter cette injonction constituera la preuve d'une entrave à l'enquête de la Chambre" des représentants en vue de la mise en accusation ("impeachment") du chef de l’État, écrivent les démocrates dans un communiqué le sommant de remettre les documents d'ici le 15 octobre.

Rudy Giuliani "a admis à la télévision qu'il avait demandé, en tant qu'avocat personnel du président, au gouvernement ukrainien de cibler l'ancien vice-président Joe Biden", possible rival démocrate de Donald Trump en 2020, affirment les chefs, à la chambre basse, des commissions des Affaires étrangères, du Renseignement et de supervision de l'exécutif.

Mike Pompeo a écouté l'appel avec Zelensky

"En plus de ce grave aveu, vous avez déclaré plus récemment être en possession de preuves - sous la forme de SMS, registres d'appels téléphoniques, et d'autres communications - indiquant que vous n'agissiez pas seul et que d'autres responsables du gouvernement Trump ont pu être impliqués dans ce complot", poursuivent-ils.

Les démocrates ont ouvert le 24 septembre une enquête au Congrès en vue de l’"impeachment" de Donald Trump. La Chambre des représentants, à majorité démocrate, sera chargée de mener cette première étape dans la procédure de destitution. Si elle vote une "inculpation", le Sénat, contrôlé par les républicains, devra ensuite conduire le "procès" du président.

Les parlementaires démocrates avaient envoyé vendredi leurs premières injonctions à comparaître, sommant notamment le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo de leur livrer des documents nécessaires à leur enquête. Mike Pompeo faisait partie des personnes ayant écouté l'appel, a confirmé lundi à l'AFP un responsable du département d'État.

Le soutien populaire à la destitution en hausse

Un nouveau sondage de l'université Quinnipiac montre un bond en avant du nombre d'électeurs qui estiment que Donald Trump devrait être destitué : ils étaient 37 % il y a une semaine, ils sont désormais 47 %, à égalité parfaite avec ceux qui estiment qu'il ne devrait pas l'être.

Au milieu d'une rafale de tweets à la tonalité particulièrement agressive, le 45e président des États-Unis s'en est pris avec virulence, lundi, à l'élu démocrate qui supervise cette enquête, Adam Schiff.

"Adam Schiff a fait, illégalement, une déclaration FAUSSE et terrible, sur mon échange avec le président ukrainien (...) Cela n'a rien à voir avec ce que j'ai dit. Doit-il être arrêté pour trahison ?", a lancé Donald Trump, donnant l'image d'un président aux abois.

Et maintenant, l'affaire australienne ?

D'autres échanges téléphoniques pourraient venir hanter Donald Trump en renforçant les soupçons d'une utilisation de la puissance de la diplomatie américaine à des fins politiques personnelles. Selon le New York Times, il a, lors d'un récent échange téléphonique, demandé au Premier ministre australien Scott Morrison d'aider son ministre de la Justice à rassembler des informations qui permettraient de discréditer l'enquête du procureur spécial Robert Mueller. Comme lors de l'échange ukrainien controversé, la Maison Blanche aurait - démarche rare - limité l'accès à la transcription de cet appel à un tout petit groupe de personnes.

Dans un communiqué mardi, un porte-parole du gouvernement australien a confirmé que Canberra était "toujours prêt à aider et à coopérer avec les efforts permettant d'éclairer les sujets sous le coup d'une enquête". "Le Premier ministre a de nouveau confirmé cette disposition dans une conversation avec le président" américain, a ajouté le porte-parole.

Dans ce contexte de grande tension à Washington, l'ancien sénateur républicain Jeff Flake, farouche détracteur de Donald Trump, a appelé les élus de son parti à, enfin, donner de la voix. "Mes amis républicains, le temps est venu de mettre votre carrière dans la balance au nom de vos principes. Que vous pensiez ou non qu'il mérite d'être destitué, vous savez qu'il ne mérite pas d'être réélu", a-t-il écrit dans une tribune publiée lundi dans le Washington Post. "Notre pays aura d'autres présidents. Mais les principes, eux, ne sont pas interchangeables."

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.