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Dans la presse

Anciens combattants du groupe État islamique détenus en Syrie : "Une bombe à retardement"

Capture d'écran France 24

Dans la presse, ce mardi 1er octobre, une photo choc, prise dans une prison du nord de la Syrie, où s’entassent dans des conditions épouvantables près de 5 000 anciens combattants du groupe Etat islamique. Le deuxième anniversaire du mouvement #Metoo, et le premier de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. La polémique sur les Mondiaux d’athlétisme au Qatar. Et l’exploit, malgré lui, d’un petit Américain de neuf ans.

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À la Une de la presse, ce matin, une photo choc prise dans une prison du nord de la Syrie, où sont actuellement détenus près de 5 000 membres du groupe État islamique.

Cette photo fait la Une du Times, qui précise que ces hommes, originaires du Royaume-Uni, de France, de Belgique et des États-Unis, ont combattu dans les rangs de l’organisation en Irak et en Syrie, avant d’être capturés par les Kurdes. Ces derniers se disent «de plus en plus préoccupés par l’inflammabilité du fardeau laissé entre leurs mains», et envers lequel les Occidentaux feraient preuve de «peu d’intérêt». «C’est une bombe à retardement, qui peut exploser à n’importe quelle minute», alerte l’officier kurde ayant autorisé le reportage du Times, qui détaille les conditions extrêmement précaires dans lesquelles se trouvent ces prisonniers, «détenus dans des cellules qui sentent la sueur, la crasse et quelque chose qui ressemble à la mort de l’espoir».

À la Une, également, les deux ans du mouvement #Metoo, né dans le sillage de l’affaire Harvey Weinstein. Deux ans après l’émergence de ce mouvement sur les réseaux sociaux, appelant les femmes à témoigner des abus et du harcèlement sexuel dont elles sont victimes, USA Today fait le bilan. Le quotidien américain cite notamment la responsable du Centre national américain sur les violences sexuelles. Selon Kristen Houser, «les gens sont désormais plus attentifs à cette question», mais il n’est pas sûr que «les États-Unis soient capables ou prêts à agir sur le problème au niveau national».

USA Today dépeint «un tableau plutôt sombre» de la situation actuelle, et cite le cas du juge Brett Kavanaugh, parvenu à la Cour suprême malgré les accusations d’abus sexuel portés contre lui, et celui de Donald Trump, que 19 femmes ont accusé de comportement sexuel inapproprié. «Depuis deux ans, le Congrès n’a voté aucune loi pour combattre le harcèlement sexuel sur les lieux de travail», critique USA Today, dont l’amertume est partagée par The Cut. Le média féminin en ligne américain évoque même «le prix payé» par celles et ceux qui ont osé parler. «Je ne me sens pas plus en sécurité au travail», «maintenant, je suis étiquetée, et tout le monde est au courant», «j’ai dû changer mon nom de famille» témoignent des victimes, auxquelles The Cut rend hommage, en saluant leur courage et leurs sacrifices, en espérant qu’ils permettront, «à l’avenir, à chacune et à chacun, de se voir accorder plus de valeur».

La presse revient aussi sur un autre anniversaire, commémoré demain : celui de la disparition, il y a un an, du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné au consulat de son pays, à Istanbul. Un an après, The Washington Post rend hommage à son ancien collaborateur, dont «la voix» continue de lui manquer, mais dont la disparition aurait fait naître un «chœur grandissant de protestations». «Il y a un an, accuse le journal, le prince héritier Mohammed Ben Salmane a cru qu’il pouvait mettre un terme aux débats avec une scie électrique. Il est certes parvenu à mettre fin à une existence et à faire taire une voix. Mais il n’a pas réussi à tuer les débats, ni la quête de Jamal Khashoggi pour la liberté, la démocratie, la tolérance, et une meilleure compréhension entre les cultures».

Un an après, Mohammed Ben Salmane nie toujours avoir été impliqué dans son assassinat, et Donald Trump continue d’entretenir avec lui des liens étroits, mais le soutien du président américain se ferait «de plus en plus distant», d’autant que le meurtre du journaliste, très introduit à Washington, aurait «mis en lumière les conséquences dévastatrices de l’intervention de l’Arabie saoudite et de ses alliés au Yémen», d’après le journal libanais L’Orient Le Jour.

Au Qatar, les Mondiaux d’athlétisme se tiennent en ce moment devant une assistance très réduite. La faible affluence et la chaleur extrême dans laquelle se déroulent les compétitions suscitent les critiques du Guardian, très remonté contre la Fédération internationale d’athlétisme, qui a attribué ces Mondiaux au Qatar. Un choix sur fond de «corruption, de priorités dissimulées, et d’intérêts privés», d’après le journal britannique, qui affirme que la désignation de l’émirat est le résultat d’un marchandage, «le premier d’un coup à double détente», dont le second serait la désignation, pour les prochains Mondiaux de la ville d’Eugene, dans l’Oregon, aux États-Unis, qui se trouve être le berceau de la marque Nike.

Ces critiques ne semblent toutefois pas émouvoir le Qatar, qui annonce son intention de se porter candidat à l’organisation d’un autre événement majeur, les Jeux Asiatiques de 2030, d’après Gulf Times, qui rappelle que Doha avait déjà organisé ceux de 2006, alors «couronnés de succès», selon le président du comité olympique qatari.

Un dernier mot de sport, avant de nous quitter. The Guardian raconte l’exploit réalisé malgré lui par un petit garçon de neuf ans. Kade Lovell, c’est son nom, avait décidé de participer à une course de 5 km organisée dans son État de l’Oregon, aux États-Unis, ce qui n’est déjà pas mal. Mais le petit Kade a fait encore mieux, après s’être perdu en cours de route, et s’être retrouvé par erreur dans une autre course, de 10 kilomètres celle-là - une course qu’il a finalement remportée, toutes catégories confondues, en 48 minutes montre en main. Il ne sera probablement pas prêt pour les prochains Mondiaux d’athlétisme, mais il ira sans doute très loin…

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