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UE: Moscovici plaide pour un "sérieux toilettage" du pacte de stabilité

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Paris (AFP)

Le commissaire européen Pierre Moscovici a plaidé mardi pour que la prochaine Commission européenne effectue "un sérieux toilettage" du pacte de stabilité et de croissance, pour permette à la fois de réduire l'endettement des Etats et favoriser la croissance.

"Je souhaite que la prochaine commission maintienne le choix de la flexibilité dans le cadre des règles et qu'elle soit aussi capable de proposer leur réforme", a affirmé le commissaire aux Affaires économiques lors d'une rencontre à Paris avec l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF).

M. Moscovici, qui quittera ses fonctions à la fin du mois, a insisté sur le "besoin d'un sérieux toilettage" du pacte de stabilité et de croissance, qui fixe les règles de la zone euro notamment pour le déficit public et l'endettement des pays membres, afin de "le rendre plus lisible, plus simple, plus efficace".

Il doit être remplacé dès le 1er novembre par l'ancien Premier ministre italien Paolo Gentiloni, un social-démocrate modéré.

Il s'est attardé sur la réduction du déficit structurel qui doit aboutir à une réduction de l'endettement public, à ses yeux "contestable conceptuellement, difficile à mesurer empiriquement et extrêmement difficile à introduire comme élément de négociation avec les Etats membres", a-t-il constaté.

Le commissaire, qui a rappelé que le dernier mot revient aux Etats membres, a prôné une "réforme des règles pour les rendre capables de mettre en place des politiques qui réduisent la dette tout en soutenant la croissance".

Dans son projet de budget 2020, la France revient dans les clous avec un déficit budgétaire de 2,2% contre plus de 3% attendu cette année, mais ne réduit pratiquement pas son déficit structurel, comme a relevé le Haut conseil des finances publiques (HCFP).

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a estimé le mois dernier qu'il fallait "améliorer le pacte de stabilité" qui impose aux pays membres que leur déficit budgétaire ne dépasse pas les 3% du PIB et leur dette les 60% du PIB.

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